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Panaït Istrati

Un chardon déraciné

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débat déjà tenu!

Le samedi 8 novembre 2014 à 18h00

PANAÏT ISTRATI

Soirée de lancement des livres Panaït Istrati, un chardon déraciné, de Monique Jutrin et de Présentation des Haïdoucs, de Panaït Istrati. Au CICP - 21 ter rue Voltaire Paris XIe, m° Rue des Boulets.

En présence de :

  • Christian Delrue, président de l’association des amis de Panaït Istrati.
  • Sidonie Mézaize, préfacière de la nouvelle édition de Présentation des Haïdoucs.
  • Carmen Oszi, postfacière de la nouvelle édition de Présentation des Haïdoucs.
  • Lélio Plotton, metteur en scène du spectacle La jeunesse d’Adrien Zograffi.

 19h30 Présentation de Christian Delrue

 19h45 Présentation de Sidonie Mézaize et de Carmen Oszi

 20h15 Lectures de Lélio Plotton

Alors que l’on redécouvre aujourd’hui l’œuvre de Panaït Istrati, la vie de ce conteur roumain devenu écrivain français est encore peu connue. Pourtant, sa personnalité a profondément marqué ceux qui ont croisé sa route. Parmi ceux qui se souvenaient de cet « homme exquis », de cette « âme ardente » : Romain Rolland, Victor Serge, Nikos Kazantzaki, Joseph Kessel, Frans Masereel, Henry Poulaille, Jean-Richard Bloch…

Défenseur des opprimés, Istrati a sympathisé avec la Révolution russe à ses débuts. Mais pour avoir critiqué durement le régime mis en place par Staline en 1929, il est calomnié et abandonné par ceux-là mêmes qui s’extasiaient devant sa puissance littéraire quelques années plus tôt. Ne conservant que de trop rares amis, il s’éteint en 1935, oublié de tous, à Bucarest.

Roumaine par ses racines, française par sa forme, universelle par son caractère foncièrement humain, l’œuvre d’Istrati, à l’image de ses haïdoucs, bandits des Balkans, n’a cessé de se heurter aux cadres établis. De l’étoffe d’un Cendrars, d’un Kessel, d’un Gary, il fut homme avant d’être homme de lettres, conteur plus qu’écrivain.

Partie à sa découverte dans les années 1960, Monique Jutrin a largement contribué à la résurrection de Panaït Istrati. Sa biographie exhaustive nous apprend que l’on ne peut occulter la mémoire des vaincus.