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la librairie | Quilombo Boutique-Librairie

Le jeudi 12 février 2026 à 20h00

LETTRES DÉCORATIVES. A CENTURY OF FRENCH SIGN PAINTERS’ ALPHABETS : EXPOSITION EXCEPTIONNELLE DES PORTFOLIOS !

Même si vous avez loupé la présentation de Morgane Côme de Lettres décoratives. A Century of French Sign Painters’ Alphabets (Éditions Letterform Archive), il est toujours possible de venir découvrir l’exposition des portfolios du livre ; vous trouverez ci-dessous un petit aperçu de ces planches de toute beauté ! // dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

Introduction de Morgane Côme

Le livre est paru, il est bien en stock chez nous, alors n’hésitez pas à commander cet ouvrage extraordinaire... tant qu’il est disponible !

Au XIXᵉ siècle les peintres en lettres s’emparent des rues françaises. Ils habillent les devantures et les façades de lettres accrocheuses, élégantes, parfois excentriques. Les styles de lettres et les riches compositions, aujourd’hui oubliés, perdurent sur les planches de portfolios lithographiées, à l’origine utilisées comme modèles et sources d’inspiration technique et esthétique.
Lettres décoratives offre une plongée immersive dans douze portfolios publiés entre 1875 et 1932. Ils représentent toute la palette de la peinture en lettres, nouvel artisanat né vers 1830, à la croisée de la peinture en bâtiment et de la peinture décorative.
Avec plus de 150 modèles finement reproduits, un essai historique écrit par Morgane Côme, peintre en lettres et spécialiste du métier, des textes et des photographies pour contextualiser les planches, Lettres Décoratives est un abécédaire envoûtant de la lettre peinte en France à la Belle Époque.

CONTENTS

Introduction

Rediscovering a Two-Hundred-Year-Old Craft Morgane Côme

Portfolio Selections

1875
Modèles de lettres : Extrait des vingt premières années du Journal-manuel de peintures
Model Letters : Extracts from the First Twenty Years of the Journal-Manual of Painting
Honoré Opin, Jean-Jacques Petit, and Georges-Adolphe Bisiaux (journal editors)

1882
Modèles de lettres, deuxième série : Extrait des deuxième et troisième séries du Journal-Manuel de peintures
Model Letters, Volume 2 : Extracts from the Second and Third Series of the Journal-Manual of Painting
Pierre Chabat (journal editor)

1882
Modèles de lettres sur vingt tons de fonds différents
Model Letters on Twenty Different Background Tones
Nicolas Glaise

1891
Nouveaux modèles de lettres
New Model Letters
Adolphe Botzum

1895
Modèles de lettres pour peintre en bâtiment : Fantaisie et perspective
Model Letters for Building Painters : Fancy and Perspective
Etienne-Anatole Ducompex

1903
Nouvel album de lettres peintes
New Album of Painted Letters
Paul Fleury

1903
Lettres et enseignes art nouveau
Art Nouveau Letters and Signs
E. Mulier

1907
Décorations peintes pour devantures et intérieurs de magasins
Painted Decorations for Shop Fronts and Interiors
Henry Guédy (editor)

1909
Lettres et enseignes, 2e série
Letters and Signs, Volume 2
Marc Bordère

circa 1910s
Nouveau recueil pratique de lettres modernes à l’usage des peintres
New Practical Collection of Modern Letters for Painters
Louis Ramade

circa 1910s
Nouveau recueil pratique d’enseignes décoratives à l’usage des peintres
New Practical Collection of Decorative Signs for Painters
Louis Ramade

circa 1932
Modèles de lettres modernes
Models of Modern Letters
Georges Léculier

Index
Image Credits, Copyright, and Sources
About the Contributors
Acknowledgments


Le vendredi 13 mars 2026 à 20h00

FUITES : RENCONTRE AVEC ÉTIENNE BRETIN

Étienne Bretin présentera Fuites (Éditions Cause Perdue) à partir de 20h // dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

Le narrateur, trentenaire résidant à Lyon, partage son temps entre son récent emploi de déménageur, les réunions d’une cellule de militants écologistes et les actions collectives de dégonflages de pneus de SUV. La première expédition nocturne, qui ouvre le roman et renseigne sur le déroulé technique d’une telle opération, remporte un succès médiatique : tout Lyon en parle. Une seconde, plus ambitieuse, s’organise pour surfer sur le buzz mais l’action prend une tournure délicate. Responsables et conscients de ce qu’ils provoquent, hostilité générale et récupération politicienne contre la mairie écologiste, le narrateur et trois autres activistes envisagent alors de déployer un gigantesque drapeau anti SUV sur une grue du chantier de construction d’une tour de 43 étages, en plein cœur de Lyon.
Ce premier roman évoque Lyon sous une touffeur permanente, de rue en rue, de parapets en grilles, le long du Rhône ou des couloirs de stationnement. Cette découverte physique de la ville, à fleur d’asphalte et au gré des déambulations des personnages, s’accole à la cartographie émotionnelle et psychologique du narrateur et d’une partie de sa génération.
Doutes, contradictions, peurs et adrénaline illuminent ce roman éminemment politique : le monde du travail, l’amitié et le collectif, l’évolution climatique, la quête de sens commun et l’incurie des luttes politiciennes se tressent ici crescendo, jusqu’à la séquence finale, action de haute volée aussi héroïque que dérisoire.


Le vendredi 20 mars 2026 à 20h00

OLYMPIA PRESS. UNE AVANT-GARDE PORNOGRAPHIQUE : RENCONTRE AVEC THIBAULT SAILLANT ET FRANÇOIS BORDES

En partenariat avec l’IMEC, Thibault Saillant et François Bordes présenteront Olympia Press. Une avant-garde pornographique (Éditions L’échappée) à partir de 20h // dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

À paraître le vendredi 20 mars 2026

75 illustrations

L’histoire littéraire du XXe siècle a gardé en mémoire Olympia Press comme le premier éditeur de Lolita de Vladimir Nabokov et des œuvres de Samuel Beckett, William Burroughs et Henry Miller. Auteurs de manuscrits maudits, rejetés par les maisons d’édition anglophones alors sous le joug des lois contre l’obscénité, c’est à Paris, dans les années 1950, qu’ils ont trouvé refuge auprès de cette enseigne.
Publiant en anglais, Olympia Press défie la censure américaine et britannique en exportant une littérature de contrebande appelée à la consécration, des traductions de Jean Genet et du marquis de Sade, ainsi que des romans pornographiques écrits par la bohème expatriée du Quartier latin.
À sa tête se trouve le flamboyant Maurice Girodias, éditeur, pornocrate, défenseur de la liberté d’expression, patron d’un night-club et plus encore. Condamné à la prison après une décennie de démêlés avec le gouvernement français, il installe Olympia Press à New York à la fin des années 1960. L’éditeur y publie SCUM Manifesto de Valerie Solanas et accompagne l’expression érotique de la contre-culture, mais doit faire face à la concurrence féroce d’une industrie pornographique en plein essor.
La fin de l’aventure d’Olympia Press, précipitée par de menus scandales, une internationalisation ratée, un incongru bras de fer avec l’Église de scientologie et un ultime procès diligenté par Scotland Yard, est à l’image de sa trajectoire, spectaculaire.


Le mardi 31 mars 2026 à 20h00

LE SPECTRE DU COLONIALISME : RENCONTRE AVEC NEDJIB SIDI MOUSSA

Nedjib Sidi Moussa présentera Le Spectre du colonialisme (Éditions L’échappée) à partir de 20h // dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

À paraître le vendredi 03 avril 2026

Un spectre hante la France : le spectre du colonialisme.

Depuis au moins deux décennies, les factions idéologisées de la production du savoir, du traitement de l’information et de la conquête du pouvoir ont contribué, au gré des « guerres culturelles », à faire du rapport au passé colonial l’une des problématiques les plus sensibles dans une société fragmentée.
Cette question, souvent perçue à travers le prisme algérien, soulève de nombreux enjeux contemporains, par delà les controverses inhérentes aux cercles intellectuels : de la persistance niée du racisme à l’instrumentalisation de la diversité, en passant par la politisation de la présence musulmane, le tout sur fond de décomposition du vieux mouvement ouvrier et de crise du capitalisme néolibéral.
Au croisement de la science politique, de la sociologie critique et de l’histoire des idées, ce livre aborde ces thématiques avec une approche singulière, qui associe pensée matérialiste et méthode dialectique, à rebours de la fausse conscience ou de la mauvaise conscience qui prévalent dans les débats.
Sans concession à l’idéologie dominante ni à ses fausses alternatives, il invite aussi à examiner d’un regard neuf la trajectoire de figures intellectuelles confrontées à la révolution anticoloniale dans le tiers-monde ou à l’avènement d’une France postcoloniale, à l’instar d’Albert Camus, Guy Debord, Frantz Fanon, Joseph Gabel, Maxime Rodinson, etc., dont la part d’ombre et de lumière résonne avec force dans la conjoncture actuelle


Le vendredi 24 avril 2026 à 20h00

MALVÉSI : RENCONTRE AVEC SÉBASTIEN NAVARRO

Sébastien Navarro présentera Malvési (Éditions du bout de la ville) à partir de 20h // dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

À paraître le 17 avril 2026

Depuis qu’une usine raffine l’uranium pour les centrales nucléaires françaises sur les hauteurs de Narbonne, au milieu des coteaux des Corbières, tout a comme un goût de zone industrielle. Pour les habitants, le vin, la côte touristique et la mer bleu ne peuvent pas faire oublier Malvesi, surtout quand les eaux radioactives se déversent dans le canal. Notre enquêteur, tel un personnage de Kafka qui tente de percer les secrets du château, questionne les villageois pour comprendre ce qu’il se trame là-haut. S’il n’a apparemment pas le profil pour s’attaquer au Moloch, ce gars un peu perdu – ni scientifique ni militant chevronné – nous dévoile pourtant le monde du nucléaire.


Le mercredi 13 mai 2026 à 20h00

ROMAN NOIR ET LUTTES SOCIALES : RENCONTRE AVEC SYBILA GUÉNEAU

Sybila Guéneau présentera Roman noir et luttes sociales (Éditions Agone) à partir de 20h // dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

À paraître le 7 mai 2026

« Le roman néo-polar ne doit rien cacher de la violence, de l’outrance et de la perversité de l’époque. Il est revendiqué comme un “mauvais genre”, développant une esthétique du sordide et du cynique au service d’une critique radicale de la société. À la fois violent, satirique, nihiliste, novateur, ironique, troublant, nauséeux et résolument critique, le néo-polar représente une rupture au sein du paysage littéraire littérature.
Même s’il fut plus punk que gauchiste, plus noir que rouge, plus nihiliste que progressiste, le néo-polar aura inventé de nouvelles manières d’exprimer le dégoût d’une société en déliquescence, en rejetant l’hédonisme consumériste des années 1980. Ses auteurs auront rappelé que le roman policier peut servir à sonder les tourments et les tumultes du monde, et à les entrevoir avec plus de clarté. Si le néo-polar est aujourd’hui quelque peu oublié, c’est peut-être parce que, dans ses pages, la littérature noire ne se réduit pas à un divertissement transgressif : elle est la souffrance d’une société qu’il aurait fallu changer.
 »

Derrière l’appellation de « néo-polar » se cache toute la dimension sociale de ce mouvement : basé sur le quotidien, sur la question du « pourquoi on tue » plutôt que du « comment on tue », les livres de ce mouvement ont déplacé le curseur : l’engagement politique de leurs auteurs et autrices est indissociable de leurs écritures.
Pourquoi néo ? Parce qu’il s’agit de rompre avec les codes du roman noir « classique » (structure d’enquête, personnage de détective, résolution finale, stéréotypes, etc.), et de porter sur la société un regard critique marqué par les idéologies d’extrême gauche.
Nous sommes juste après Mai 68, et le néo-polar va s’inscrire dans une tradition de réalisme critique : il s’agit d’exposer, par la fiction criminelle, les parts d’ombre de la société, et sa violence. En outre, digne héritier de son temps, ce mouvement brouille la limite entre « populaire » et « légitime ».
Mais alors, le néo-polar : un roman noir de gauche ? Pour dépasser cette définition simpliste Sybila Gueneau parle de « politique du désespoir ». En effet, ses auteurs mettent un point d’honneur à se distancier d’une gauche qui aurait trahi et dont ils ne manquent pas de faire une critique acerbe. À ce titre, le néo-polar est bien une politique du désespoir, et une poétique de l’échec.
L’autrice de ne se cantonne pas à l’époque : en prenant en compte les implications actuelles de son étude, elle la conclue en comparant le néo-polar au polar français contemporain. Les auteurs du second rejettent l’influence du premier et son gauchisme. Et s’ils continuent d’exploiter les représentations de la violence et des corps, c’est surtout la mise à distance de tout engagement politique qui caractérise les auteurs contemporains.


Les débats déjà organisés par Quilombo
Le mardi 24 février 2026 à 20h00

Passages n°0 et n°1 - La civilisation & La nature : rencontre avec les Ami.es de Passages

Les Ami.es de la revue Passages présenteront les numéro 0 et numéro 1 consacrés à la civilisation et à la nature à partir de 20h // dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).


Le mercredi 18 février 2026 à 20h00

Grapus. Un collectif de graphistes dans les années 70 et 80 : rencontre avec Pascal Guillot et des anciens de Grapus

Pascal Guillot présentera Grapus. Un collectif de graphistes dans les années 70 et 80 (Éditions L’échappée) avec des anciens de Grapus à partir de 20h // au CICP (21 ter rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).


Le mardi 3 février 2026 à 12h00

[ANNULÉ] On ne dit pas tu écoutes de la merde : rencontre avec Gilles Suchey

[ANNULÉ] Gilles Suchey présentera son livre On ne dit pas tu écoutes de la merde (Éditions Battements par minute) à partir de 20h // dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).


Le mardi 27 janvier 2026 à 20h00

La tête dans le mur. Un journaliste en déroute au Trumpistan : rencontre avec Émilien Bernard

Émilien Bernard présentera son livre La tête dans le mur. Un journaliste en déroute au Trumpistan (Éditions Lux) à partir de 20h // dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).