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PROCHAINS DÉBATS

Le jeudi 3 septembre 2020 à 19h00
LE SOLEIL SOUS LES ARMES

Soirée exceptionnelle Jean Senac et Anna Gréki autour de la publication du Soleil sous les armes et de Juste au-dessus du silence (éditions Terrasses) : une rencontre pour découvrir ces deux poètes algériens incontournables (détail du programme à venir) // dès 19h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

Cet ouvrage regroupe le seul essai écrit par Jean Sénac en 1957, Le soleil sous les armes, deux de ses derniers recueils de poésie : A-Corpoème et Les Désordres, ainsi qu’un recueil d’hommages paru en 1981, Jean Sénac vivant.

Homme de radio, poète et militant politique algérien, il s’engagea dès le début de la guerre de libération au côté du FLN.
Poète prolifique, il ne cessa de soutenir les droits des peuples, d’écrire contre le colonialisme et l’aliénation tout en encourageant de nombreux jeunes poètes algériens.
Attaqué vigoureusement pour son homosexualité mais aussi pour sa liberté de pensée dans une Algérie qu’il voulait ouverte et socialiste, il fut mis à l’écart, menacé puis assassiné en 1973 à Alger.

Préface de Nathalie Quintane.


Le vendredi 4 septembre 2020 à 18h00
LE RÉVEIL DE L'UTOPIE

Michèle Riot-Sarcey présentera son nouveau livre Le réveil de l’utopie (éditions de l’Atelier) // dès 18h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation), dans le cadre de l’émission d’Eugénie Barbezat Liberté sur paroles.

Dans un véritable plaidoyer pour la mise en acte de l’utopie démocratique, une historienne et un sociologue analysent les raisons profondes d’une défection du politique faisant bouillir une grande partie du globe. Ce livre plaide pour que chacune et chacun d’entre nous se mette à l’écoute des pratiques émancipatrices qui, du Chiapas à Notre-Dame-des-Landes, des collectifs de Gilets jaunes aux places d’Alger et de Santiago, en passant par les associations et les lieux du travail, dessinent, dès aujourd’hui, le visage d’une démocratie réelle et toujours inachevée.
Comment comprendre le discrédit qui touche les autorités en tout genre dans de nombreux pays du monde et la quête infinie des populations à trouver une issue à cette impuissance ? Est-il possible de sortir de cette impasse en donnant son vrai souffle à la démocratie ? Comment trouver une véritable alternative au système actuel et des formes viables à cette aspiration qui se fait jour en Algérie, au Soudan, à Hong-Kong, en France... ? Les représentations politiques traditionnelles sont entrées dans une crise de longue durée due à deux facteurs essentiels. D’une part, trente années de néolibéralisme, appuyées sur la croyance que la loi du marché suffirait à réguler la société, ont provoqué la montée des inégalités et des nationalismes. D’autre part, les gauches enfermées dans une conception qui fait des partis les détenteurs des solutions ont oublié qu’ils devaient leur raison d’être à ceux et celles à qui ils promirent l’émancipation réelle. À l’injonction de s’adapter aux technologies nouvelles que dissimule la réduction de l’individu humain en un robot exécutant les normes au service des puissances économique et financières, impossible à identifier, les pouvoirs répondent par des tribunes d’experts. Les algorithmes associés à la génétique sont appelés à remplacer le retour sur soi, et l’analyse des sociétés semble sans objet. Le savant averti a remplacé l’homme qui pense en se préoccupant des autres sans le souci de soi. Face à ces constats, les intellectuels d’aujourd’hui, certes, loin des milieux universitaires, ne peuvent plus se contenter d’un rôle d’observateur, il leur faut repenser leur rôle au service du développement de la démocratie comme utopie en acte.


Le vendredi 4 septembre 2020 à 20h00
ROUGE PUTE

Flore Grimaud lit Rouge pute, de Perrine Le Querrec (éditions La Contre Allée) // à 20h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation), entrée libre.

Pendant plusieurs semaines, des femmes, « des héroïnes », lui ont confié leur vie et leurs mots. Perrine Le Querrec a rencontré dans un centre social des femmes qui ont parlé des violences conjugales. L’autrice a restitué leurs récits sous forme de poèmes à la première personne du singulier. Ils restituent la violence quotidienne, ils brisent le silence et l’indifférence, ils parlent de coups, d’insultes, d’excuses des hommes, de culpabilité, de peur, de résignation, de courage, de fuite. « Mot après mot, elles se sont redressées », nous dit Perrine Le Querrec.

Et je vais mal répondre, et ça va recommencer
Et je vais me taire, et ça va se calmer
Et je vais partir, et ça va être terrible
Et je vais retomber, et ça va me blesser
Et je vais mourir, et ça va se terminer
Et je vais rester, et ça va durer
Et je vais tout dire, et ça va pas aller
Et je vais, et ça va
Et je vais dénoncer, et ça va s’arranger
Et je vais désobéir, et ça va me sauver
Et je vais oser, et ça va tout changer
Et je vais vivre et je vais, et ça va


Le vendredi 4 septembre 2020 à 21h00
HOMMAGE À JEAN MECKERT - AVEC COLÈRES DU PRÉSENT

Pour la réédition de Nous avons les mains rouges (éditions Joëlle Losfeld), discussion avec Joëlle Losfeld, Stéphanie Delestre, Hervé Delouche, Patrick Pécherot, Guy Lesniewski et François Annycke sur la vie et l’œuvre de Jean Meckert // dès 21h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

C’est en 1947 que Jean Meckert publie Nous avons les mains rouges. Quatre mois avant Sartre, il s’attaque à la Résistance et à l’épuration qui a accompagné la Libération. De quoi parle ce roman noir et puissant ? Laurent Lavalette est embauché dans la scierie de d’Essartaut, un veuf qui vit dans les montagnes avec ses deux filles et un homme à tout faire, Armand. Laurent apprend vite que le patriarche est à la tête d’un réseau de résistants qui n’a pas déposé les armes et qui, régulièrement, organise des expéditions pour punir ceux qui se sont enrichis durant la guerre tandis que d’autres se battaient.
Malgré les réticences de Laurent à s’engager dans des mesures expéditives, il prête cependant parfois main forte. Pour ses partisans qui n’ont pas mesuré leurs efforts durant la Guerre, la Libération a un goût amer, elle ne tient pas ses promesses d’égalité, de justice et de grand chambardement. Toutefois cette lutte sanguinaire laisse Laurent perplexe : "Laurent se demanda un moment en quoi cette doctrine différait du fascisme contre lequel ces résistants avaient combattu." Comme dans la plupart des romans de Meckert mais aussi dans ceux qu’il écrira plus tard pour la Série Noire sous le pseudonyme d’Amila, le protagoniste de Nous avons les mains rouges est cet homme droit mais seul, réfractaire aux embrigadements de tout genre.
Passionnant document sur un moment d’Histoire trouble et peu visité, ce roman est dans le même mouvement profondément humain.


Le samedi 5 septembre 2020 à 15h00
L'ÉBLOUISSEMENT DE LA RÉVOLTE

Jean-Luc Sahagian présentera son nouveau livre L’éblouissement de la révolte (éditions CMDE) // dès 15h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

En Arménie, au printemps 2018, c’est la révolution. L’ensemble du pays est sorti dans les rues pour déloger le pouvoir corrompu, en place depuis des lustres. Dans un récit enlevé, incarné, tout à la fois drôle et poétique, Jean-Luc Sahagian raconte de l’intérieur ce mouvement populaire auquel il participe et qui se dévoile dans toute sa puissance. C’est aussi un voyage mental auquel nous convie le narrateur, nous exposant ses doutes et ses espoirs face à un changement qui vient bouleverser ses certitudes.

Lorsque l’obéissance meurt devant les yeux effarés des chefs, lorsque tout le monde veut changer de système et qu’il y parvient, l’espoir renaît. Quelle qu’en soit l’issue, personne ne sort indemne de l’éblouissement de la révolte.

Jean-Luc Sahagian vit actuellement à Marseille. Il est l’auteur de Victor Serge, l’homme double (Libertalia) et Gumri, Arménie, si loin du ciel (Ab irato).


Le samedi 5 septembre 2020 à 17h00
RENCONTRE AVEC RENAUD GARCIA SUR L'ENTRAIDE

Renaud Garcia, spécialiste de l’œuvre de Kropotkine, a préfacé L’Entraide (éditions nada), qui avec une troublante actualité, nous rappelle que la solidarité est le meilleur chemin vers l’émancipation // dès 17h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

Dans L’Entraide, Pierre Kropotkine (1842-1921), géographe, explorateur, militant et théoricien libertaire, expose les fondements naturels du communisme anarchiste tout en combattant farouchement le darwinisme social, idéologie scientifique du capitalisme. L’auteur s’y distingue aussi par ses intuitions pionnières : une vision écologique avant l’heure des rapports entre l’être humain et son milieu, une reconsidération des peuples autochtones, une réhabilitation des institutions médiévales et l’élaboration d’une historiographie par en bas.

Face au chacun pour soi et à la compétition, ce texte de philosophie sociale, d’une troublante actualité, nous rappelle que la solidarité est le meilleur chemin vers l’émancipation de toutes et tous.

« Pas de compétition ! C’est le mot d’ordre que nous donnent le buisson, la forêt, la rivière, l’océan. Unissez-vous ! Pratiquez l’entraide ! C’est le moyen le plus sûr pour donner à chacun et à tous la plus grande sécurité, la meilleure garantie d’existence et de progrès physique, intellectuel et moral. »


Le samedi 5 septembre 2020 à 19h00
LES ÉTOILES NOIRES - VIGO DIT ALMEREYDA

Les "Étoiles Noires" reprennent à Quilombo ! Nous rendrons hommage à Vigo dit Almereyda avec Anne Steiner, qui publie Révolutionnaire et dandy (éditions L’Échappée). Plongée dans les affrontements entre anarchistes, socialistes et syndicalistes révolutionnaires à partir de 19h, et concert à 21h de La Cavale (entre faste du cabaret, swing manouche et malédiction tzigane) // Entrée libre, dès 19h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

Parution le 10 septembre 2020

Premier sur la liste des « principaux révolutionnaires de Paris » dressée en 1911 par les services de la Sûreté, Miguel Almereyda, né Eugène Bonaventure Vigo, a connu la prison dès ses 16 ans. Anarchiste puis blanquiste, on le retrouve au cœur de toutes les mobilisations politiques de la « Belle Époque ». Maniant la titraille comme de la dynamite, il fait de La Guerre sociale le journal subversif le plus lu de son temps. À la tête de la Jeune Garde, il boute les Camelots du roi, milice de l’Action française, hors du Quartier latin où ils semaient la terreur. Puis, après bien des désillusions, il se convertit au réformisme et crée en 1913 Le Bonnet rouge, favorable au rapprochement entre socialistes et radicaux. Abandonné par ses anciens amis qui ne lui pardonnent ni son évolution politique, ni son élégance flamboyante, il n’échappe pas à la haine de ses vieux ennemis, les nationalistes antisémites de l’Action française. Arrêté le 6 août 1917, il meurt huit jours après à la prison de Fresnes dans des conditions mystérieuses. Il a 34 ans et laisse orphelin un fils de 12 ans, le futur cinéaste Jean Vigo.
Le récit, vivant et enlevé, de cette extraordinaire trajectoire nous fait pénétrer dans des univers aussi infâmes que les prisons pour enfants ou aussi exaltants que ceux de la presse militante alors vigoureusement réprimée, et nous plonge dans les affrontements entre anarchistes, socialistes et syndicalistes révolutionnaires dont la Grande guerre sera le chant du cygne.


Le jeudi 10 septembre 2020 à 19h30
RECYCLAGE : LE GRAND ENFUMAGE

Flore Berlingen présentera son livre Recyclage : le grand enfumage (éditions Rue de l’échiquier) // dès 19h30 dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

« Le recyclage permet de ne pas remettre en question le jetable et les intérêts économiques qui lui sont liés, et surtout d’éviter de se demander ce qu’il révèle – une surproduction – et les origines de celle-ci, à rechercher dans les fondements du capitalisme et du productivisme. »

Dans un contexte de surconsommation des ressources et d’explosion de la quantité de nos déchets, le recyclage apparaît telle la panacée face à l’hérésie de la mise en décharge ou de l’incinération. Nous voudrions croire aux vertus d’un système qui nous permettrait de continuer à consommer « comme si de rien n’était », en faisant juste l’effort de trier. Les campagnes de communication émanant d’acteurs publics ou privés entretiennent ce mirage, en faisant l’impasse sur les limites du recyclage.
Observatrice privilégiée de la gestion des déchets, Flore Berlingen décrypte les promesses de cette économie faussement circulaire, qui entretient le mythe de produits recyclables à l’infini. Elle démontre comment ses caractéristiques, dans la lignée du productivisme et du capitalisme, contribuent à perpétuer l’utilisation du jetable.
À l’heure où la crise sanitaire du Covid-19 favorise un retour en force des produits à usage unique, menaçant les timides avancées de ces dernières années, n’est-il pas urgent de réfléchir au modèle industrialo-économique que nous souhaitons voir advenir ? De rééquilibrer les efforts, moyens et financements investis en faveur d’une gestion des ressources véritablement pérenne ?


Le jeudi 17 septembre 2020 à 19h30
UN TRAIN D'ENFER

Erwan Manac’h viendra parler de sa BD Un train d’enfer, qui paraît à la rentrée (éditions La ville brûle), une enquête extrêmement fouillée sur la SNCF // dès 19h30 dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

Parution le 11 septembre 2020

L’heure est aux grandes manœuvres à la SNCF pour préparer l’ouverture à la concurrence de entreprise publique : nouveaux tarifs, nouveau modèle de management, nouvelle organisation...
Le journaliste Erwan Manac’h est parti à la rencontre des salariés et jusque dans les couloirs du pouvoir pour nous permettre de comprendre les transformations à l’œuvre dans le transport ferroviaire, qui nous concernent toutes et tous.
Cette enquête citoyenne et politique interroge notre avenir : alors que l’urgence climatique devrait être une préoccupation constante des pouvoirs publics, comment expliquer que l’on sacrifie le seul mode de transport écologique ? Qu’en est-il réellement du statut de cheminot ? Quels sont les enjeux qui sous-tendent l’ouverture à la concurrence ?
Au terme de cette enquête, se dessine la genèse d’une crise aiguë qui souligne les ressorts cachés et les logiques invisibles qui régissent notre économie.
Ce reportage dessiné complet et sans concessions concilie le sérieux de l’enquête journalistique, l’humour et la qualité du traitement graphique
de l’information.

Erwan Manac’h est né en 1987, il est journaliste à Politis depuis 2011, responsable de la rubrique économique et social et auteur de plusieurs enquêtes sur les nouvelles méthodes de management.
Depuis de nombreuses années, il enquête sur les conséquences, notamment sociales, de l’ouverture à la concurrence de la SNCF.
Gwenaël Manac’h, né en 1990, est auteur de bande dessinée et illustrateur, diplômé de l’ESA Saint-Luc. Sa première BD intitulée La cendre et le trognon est parue chez Six pieds sous terre en janvier 2019.


Les débats déjà organisés par Quilombo
Le samedi 28 mars 2020 à 10h00
Printemps des Colères

Reporté
Quilombo et Colères du présent organisent le premier Printemps des colères le samedi 28 mars de 10h à 22h // à la librairie et au CICP 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris.


Le samedi 21 mars 2020 à 15h30
Un Paris révolutionnaire

Evénement reporté à une date ultérieure

15h30 BALADE DES HAUTS DE BELLEVILLE
avec Claire Auzias & Lola Miesseroff
POINT DE DÉPART ➸ En face du bistrot La Vielleuse, 130 Boulevard de Belleville 20e
ARRIVÉE aux alentours de 18h30 ➸ Librairie Quilombo

Gratuit mais réservation obligatoire sur quilombo@globenet.org

19h PRÉSENTATION DU LIVRE : UN PARIS RÉVOLUTIONNAIRE
Discussion avec Claire Auzias, coordinatrice du livre paru aux éditions libertaires, et d’autres contributeurs (détails à venir...).
➸ Quilombo, 23 rue Voltaire, 11e

21h CONCERT DE STAG !
➸ Quilombo, 23 rue Voltaire, 11e


Le mercredi 18 mars 2020 à 19h00
Les Étoiles Noires - Jim Tully

Evénement reporté à une date ultérieure

Pour cette nouvelle édition des Étoiles Noires, nous rendrons hommage à Jim Tully. Après Vagabonds de la vie, Circus Parade et Les Assoiffés, les excellentes éditions du Sonneur poursuivent l’édition de l’œuvre de Jim Tully avec Le Boxeur - Discussion à partir 19h avec Thierry Beauchamp, préfacier et traducteur de Jim Tully & Concert d’Albert Conan à 21h // dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).


Le vendredi 6 mars 2020 à 19h30
Être écoféministe - Théories et pratiques

Jeanne Burgart Goutal présentera son livre Être écoféministe. Théories et pratiques (éditions L’échappée) // dès 19h30 dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).



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