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PROCHAINS DÉBATS

Le mercredi 4 novembre 2020 à 18h30
MÉMOIRES DE PRISON D'UN ANARCHISTE

Jacqueline Reuss et Hervé Denès présenteront Mémoires de prison d’un anarchiste d’Alexandre Berkman (éditions L’échappée) // dès 18h30 au CICP à côté de la librairie (21 ter rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

Parution le 22 octobre 2020

Très tôt engagé dans les luttes pour l’émancipation humaine, l’anarchiste russe Alexandre Berkman émigre en 1888 aux États-Unis. Il y rencontre celle qui sera sa complice d’une vie : Emma Goldman. Elle en fera l’un des personnages les plus attachants de sa formidable autobiographie Vivre ma vie, publiée à L’échappée en 2018.
Le succès de ce livre a permis de (re)découvrir celui qui, un jour de juillet 1892, tenta d’assassiner le magnat de l’acier Henry Clay Frick. Malgré son échec, Berkman purge quatorze années de prison, où il survit grâce à son refus de céder devant l’ennemi et à la solidarité de ses codétenus. C’est eux qui lui décillent les yeux sur les amours masculines, sujet alors tabou qu’il n’hésitera pourtant pas à aborder. À sa sortie, il entreprend un long processus de reconstruction qu’il appelle sa « résurrection ». La rédaction de ses mémoires en constitue un passage obligé : son récit foisonnant mêle horreur du présent, rêveries du passé et espoir d’un avenir révolutionnaire.
Cette première traduction intégrale en français constitue une fresque bouleversante où se côtoient lyrisme de la littérature russe et parlers populaires des bas-fonds américains, où se croisent des prolétaires opprimés et des révolutionnaires acharnés, où se combinent colère individuelle et grands desseins collectifs.


Le jeudi 5 novembre 2020 à 18h30
LES DAMNÉES DE LA MER

Rencontre avec Karen Akoka et Camille Schmoll pour deux ouvrages à paraître aux éditions La Découverte : L’asile et l’exil et Les Damnées de la mer, qui nous éclairent sur les politiques d’asile en France et sur la condition des femmes, longtemps absentes du grand récit des migrations // à 18h30 au CICP à côté de la librairie (21 ter rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

Les trajectoires et les situations des femmes migrantes qui traversent la Méditerranée sont une facette très peu documentée des migrations. L’enquête de terrain au long cours menée par la géographe et sociologue Camille Schmoll effectue des décentrements par rapport à la littérature existante et ébranle nos représentations sur les migrations.
Son travail oblige à penser la frontière au féminin parce qu’il nous révèle des femmes maîtresses de leur destin, stratèges, désireuses d’avenir et de possible, bref, puissantes.
Aveuglés par les images de jeunes hommes entassés dans les bateaux ou agglutinés sur les grillages de Ceuta et Melilla, nous voyons rarement poindre les femmes dans le grand récit des migrations, si ce n’est en Pénélopes africaines, attendant patiemment de pouvoir rejoindre leurs époux. Elles sont pourtant nombreuses à entreprendre la périlleuse traversée maritime et, avant cela, à quitter leur foyer et leurs proches.

Qu’est-ce que ces migrations font aux femmes, et que font les femmes aux migrations ?
Fondé sur une recherche au long cours, constituée d’observations et de témoignages inédits, ce livre restitue le parcours de femmes rencontrées aux marges de l’Europe, en Italie et à Malte, après leur longue traversée du désert et de la Méditerranée. Ce livre est d’abord une enquête sur la trace des survivantes, où l’on suit le cheminement de ces femmes, de déchirements en errance, de rencontres en opportunités. On apprend au fil des récits recueillis par Camille Schmoll que les causes de leur départ sont loin d’être simples et linéaires, entre persécutions, désir d’autonomie et envie d’ailleurs.
Les Damnées de la mer offre ainsi une remarquable plongée dans la vie quotidienne de ces femmes, dans des centres d’accueil où leur trajectoire est comme suspendue, dans l’attente d’une reconnaissance de la part de cette Europe qui les rejette souvent. Ces femmes vivent dans une frontière qui se déplace dans l’espace et ne cesse de les poursuivre. L’ennui, le racisme et la marginalisation sont en effet omniprésents. Mais on les voit également résistantes, stratèges, maîtresses de leurs trajectoires, à la recherche de lignes de fuite.
En géographe, Camille Schmoll met l’espace du quotidien au cœur de son propos : celui-ci contrarie les trajectoires féminines, mais il peut aussi faciliter leur autonomie, occasionner des détournements, par le biais de multiples ruses et stratégies. Ce livre permet ainsi de décliner l’histoire des migrations en Méditerranée au féminin. Il restitue de façon complexe des destins qui ne cesseront de nous hanter. Il plaide pour un féminisme engagé et un regard féminin dégagé des ornières misérabilistes ou culturalistes qui pèsent sur ces femmes.


Le jeudi 5 novembre 2020 à 18h30
L'ASILE ET L'EXIL

Rencontre avec Karen Akoka et Camille Schmoll pour deux ouvrages à paraître aux éditions La Découverte : L’asile et l’exil et Les Damnées de la mer, qui nous éclairent sur les politiques d’asile en France et sur la condition des femmes, longtemps absentes du grand récit des migrations // à 18h30 au CICP à côté de la librairie (21 ter rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

à paraître le 5 novembre 2020

La distinction entre réfugiés politiques et migrants économiques s’est aujourd’hui imposée comme une évidence, tout comme la hiérarchie qui légitime l’accueil des réfugiés au détriment des migrants. Ce livre montre que ces définitions en disent plus long sur les États qui les appliquent que sur les individus qu’elles sont censées désigner. Car il n’existe pas de réfugié en soi que les institutions pourraient identifier pour peu qu’elles soient indépendantes ou en aient les moyens. La catégorie de réfugié se reconfigure en réalité sans cesse, au fil du temps, au gré des changements de rapports de force et de priorités politiques.
Plutôt que d’analyser les parcours des exilés pour déterminer s’il s’agit de réfugiés ou de migrants, cet ouvrage dissèque l’institution qui les nomme : l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra), depuis sa création en 1952. Il établit que la chute du taux de reconnaissance du statut de réfugié est moins liée à la transformation des profils des requérants, à l’obsolescence de la Convention de Genève ou à une perte d’indépendance de l’Ofpra qu’à un changement de subordination. Alors que, pendant la guerre froide, l’assujettissement du droit d’asile aux politiques diplomatiques et le besoin de main-d’oeuvre favorisaient un taux élevé d’accords, son instrumentalisation par les politiques migratoires, dans le contexte de la construction de l’immigration comme problème, entraîne un taux élevé de rejets.
En s’intéressant aux acteurs du droit d’asile, à leurs profils et à leurs pratiques les plus quotidiennes, cette sociohistoire, par le bas, des politiques d’asile en France apporte une contribution nouvelle à l’analyse du pouvoir d’État en actes à l’égard des étrangers.

Karen Akoka est maîtresse de conférences en science politique à l’université Paris Nanterre, chercheuse à l’Institut des sciences sociales du politique (ISP) et fellow de l’Institut Convergence Migration (ICM). Elle a auparavant travaillé plusieurs années au Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).


Les débats déjà organisés par Quilombo
Le jeudi 15 octobre 2020 à 19h30
La guerre des mots

Selim Derkaoui et Nicolas Framont, rédacteurs en chef du magazine Frustration, viendront parler de leur livre La guerre des mots, qui paraît en octobre (éditions le passager clandestin), un manuel de contre-propagande pour décrypter la novlangue des classes dominantes ! // dès 19h30 au CICP à côté de la librairie (21 ter rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).


Le mardi 13 octobre 2020 à 19h30
Commune(s), 1870-1871

Rencontre avec Quentin Deluermoz autour de son livre Commune(s), 1870-1871 (à paraître le 8 octobre au Seuil) : pour comprendre la portée encore actuelle de cet événement, et l’histoire globale des révolutions // dès 19h30 au CICP à côté de la librairie (21 ter rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).


Le mardi 6 octobre 2020 à 20h00
La Fin de la mégamachine

Venue exceptionnelle en France de Fabian Scheidler, qui viendra parler de son livre La Fin de la mégamachine. Sur les traces d’une civilisation en voie d’effondrement (à paraître le 1er octobre au Seuil) // à 20h au CICP à côté de la librairie (21 ter rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).


Le vendredi 18 septembre 2020 à 19h00
Sauve qui peut - Demain la santé

Santé : de l’insurrection à la reconstruction, réalités présentes et alternatives futures, à l’occasion de la sortie du recueil de nouvelles de science-fiction Sauve qui peut - Demain la santé (éditions la Volte) // dès 19h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).



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