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PROCHAINS DÉBATS

Le vendredi 6 septembre 2019 à 20h00
LE BRUIT DES TUILES

Pour la rentrée littéraire de Quilombo, nous avons choisi de mettre en avant un livre à travers une rencontre avec l’auteur ; il s’agit de l’excellent dernier ouvrage de Thomas Giraud qui paraîtra à la Contre-Allée fin août : Le Bruit des tuiles // dès 20h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

Une utopie

En 1855, Victor Considerant, ingénieur économiste polytechnicien français et disciple de Charles Fourier, a dans l’idée un projet révolutionnaire de vie communautaire inspiré des phalanstères. Il recrute des colons français et suisses et fait acheter, sans les avoir visitées lui-même, des terres près d’un village isolé au Texas, Dallas, pour y fonder la nouvelle ville de Réunion.

5 années de difficultés multiples, qu’il s’agisse de la cohabitation entre les colons sociétaires, de leurs relations avec Considerant, des rapports avec le voisinage ou des aléas climatiques et naturels, auront finalement raison d’une utopie qui devait révolutionner de manière définitive la manière dont les hommes et les femmes pourraient vivre, travailler, penser et s’aimer.

Une narration impressionniste

C’est l’histoire de Réunion, du lieu comme de son projet, que nous raconte Le Bruit des tuiles. La narration s’appuie sur les points de vue de plusieurs personnages : Considerant, l’initiateur, Leroux, un homme seul à la recherche d’une nouvelle vie, et d’autres, plus secondaires, tous sociétaires dont l’implication, les attentes et les déceptions diffèrent du tout au tout.

Thomas Giraud s’attache davantage à dépeindre les impressions produites sur chacun des colons plutôt qu’à proposer une reconstitution documentaire. La confrontation à la nature, aux éléments, les différentes difficultés de gouvernance sont autant d’aspects privilégiés qui font que Réunion est essentiellement vu à travers le prisme philosophique et émotionnel des différents participants au projet fouriériste.


Le mercredi 11 septembre 2019 à 19h00
LES ÉTOILES NOIRES - EUGÈNE POTTIER

Les "Étoiles Noires" scintillent à nouveau à Quilombo ! Pour cette dixième édition (eh oui, déjà !), et la la première du second semestre, nous rendrons hommage à Eugène Pottier à l’occasion d’un livre incroyable à paraitre aux éditions La ville brûle : Les Fantômes de l’Internationale d’Élise Thiébaut et illustré par Baudoin - Discussion à partir de 19h avec Élise Thiébaut et Baudoin, et concert de Si Bé Mol et 14 demis à 21h // Entrée libre, dès 19h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

à paraître le 30 août 2019

Si tout le monde connaît L’Internationale, hymne planétaire du mouvement ouvrier, peu de gens connaissent son histoire, une histoire particulièrement riche et complexe qui nous emmènera de la Commune à 2018, en passant par les États-Unis et l’URSS. On découvrira au fil des pages un auteur méconnu qui meurt dans la misère, un compositeur spolié de ses droits d’auteurs, deux révolutions, des cimetières, des tables qui tournent, Louise Michel, Rosa Luxemburg, Jaurès et Lénine, … et quelques fantômes, bien sûr !
Un récit feuilletonnant et riche en rebondissements, mené tambour battant par Élise Thiébaut et illustré avec force et passion par Edmond Baudoin qui donne vie ici aux damnés de la Terre, aux forçats de la faim, et à toutes celles et ceux qui voulaient chanter le monde.


Le mardi 17 septembre 2019 à 20h00
RENCONTRE AVEC SARAH HAIDAR

Nous attendions cela depuis très longtemps : Sarah Haidar viendra présenter ses livres La Morsure du coquelicot (éditions Blast) et Virgules en trombes (Libertalia) // dès 20h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

Parmi toutes les vengeances, celle de la poésie vaut une vie. La poésie est une plante omnivore qui ne se satisfait que du sang, et c’est en cela qu’elle ressemble le mieux à ma terre : corps vorace et limpide, créature horrifiante refusant la distinction entre la beauté et la laideur. Personne ne comprend l’essence strictement lyrique de l’insurrection, la nôtre, celle s’élançant du pus de la blessure.

Louiza, Mahmoud, Leila, Sakaï... Des femmes et des hommes résistent à un pouvoir central autoritaire et policier et prennent la rue, la prison ou le maquis. Face à un état criminel et répressif, la lutte armée est devenue une nécessité. Les figures, la terre elle-même et le vivant dans ce qu’il a de plus organique se lèvent et revendiquent une liberté absolue. De ce roman d’anticipation autant que de révoltes émergent des voix apatrides qui font écho aux insurrections kabyles récentes.
Polyphonie à l’écriture acérée, aussi brutale que lyrique, La Morsure du coquelicot éveille une promptitude à la désobéissance et au refus avec une poésie sans concession sur la violence des révolutions. Cinquième roman de Sarah Haidar et le premier publié en France, ce livre est à l’image de l’engagement de l’écrivain algérienne : roman d’utopie et combat littéraire, social et politique.


Le mercredi 18 septembre 2019 à 19h00
LIBERTÉ SUR PAROLES À QUILOMBO - ENNEMIS D'ÉTAT

Une fois par mois, Eugénie Barbezat vous propose d’assister à l’enregistrement de son émission Liberté sur Paroles ! Pour la 6e, et la première du second semestre, elle accueille Raphaël Kempf, auteur d’un pamphlet contre les lois scélérates : Ennemis d’État (Éditions La Fabrique). Enregistrement de l’émission de 19h00 à 20h00 (entrée libre même en cours d’émission), suivi d’un débat avec le public // Librairie Quilombo (23 rue Voltaire Paris XIe, m° Rue des Boulets ou Nation).

à paraître le 11 septembre 2019

Raphaël Kempf, avocat connu pour sa défense des manifestants et gilets jaunes victimes de violences policières ou de la répression judiciaire, propose dans ce volume un court pamphlet historico-juridique accompagné de la réédition d’articles publiés en 1898, notamment par Léon Blum et l’anarchiste Émile Pouget, contre « les lois scélérates » votées à la fin du XIXe siècle.
La relecture de ces textes est aujourd’hui fondamentale : l’arbitraire des gouvernements de la IIIe République contre les anarchistes n’a rien à envier au président Hollande décrétant l’état d’urgence contre les musulmans ou les militants écologistes, non plus qu’à Macron et Castaner enfermant de façon « préventive » des gilets jaunes avant qu’ils ne rejoignent les manifestations. Le mot d’ordre d’hier est donc plus que jamais d’actualité : « abrogation des lois scélérates ! ».


Le jeudi 26 septembre 2019 à 20h00
FIRE !! - L'HISTOIRE DE ZORA NEALE HURSTON D'APRÈS LES ÉDITIONS NADA ET YPSILON

À l’occasion de la parution de la bande dessinée Fire !! L’histoire de Zora Neale Hurston de Peter Bagge, Rachel Viné-Krupa et David Doillon des éditions nada, ainsi qu’Isabella Checcaglini des éditions Ypsilon, viendront présenter la vie et l’œuvre de cette autrice majeure de la "Harlem Renaissance" // dès 20h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

à paraître le 23 août 2019

Écrivaine et anthropologue, cofondatrice de la revue FIRE !!, Zora Neale Hurston, est une des figures majeures de la Renaissance de Harlem, mouvement de renouveau artistique de la culture africaine-américaine de l’entre-deux-guerres.

Ses écrits pionniers, qui traitent des luttes raciales dans le Sud des États-Unis, du folklore noir et du vaudou, vont bousculer les codes de représentation des Noirs dans la littérature, lui attirant des inimitiés de tous bords, et son attitude face aux discriminations stimuler les luttes pour l’autonomie de générations de femmes noires.

Après Femme rebelle, l’histoire de Margaret Sanger, Peter Bagge, signe avec FIRE !! une nouvelle biographie documentée et décapante d’une femme engagée, esprit libre, autrice novatrice, provocatrice et controversée.


Le vendredi 27 septembre 2019 à 19h00
LES ÉTOILES NOIRES - NÂZIM HIKMET

Vous verrez deux fois plus d’« Étoiles Noires » en septembre ! La onzième édition arrive deux semaines après la dixième. Nâzım Hikmet (1901-1963) fut un des plus grands poètes communistes, et paya son combat au prix fort : quinze années de prison, la perte de sa nationalité turque, un exil de douze années en Union soviétique... Les éditions Emmanuelle Collas publient un texte inédit de 1935, Lettres à Taranta-Babu - discussion à partir de 19h avec l’éditrice Emmanuelle Collas et le traducteur Timour Muhidine, et concert de Samaïa (Chants d’Anatolie) à 21h // Entrée libre, dès 19h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

Ce court roman poétique prend la forme de treize lettres adressées de Rome à Addis-Abeba par un jeune étudiant éthiopien à sa femme, Taranta-Babu. Il lui raconte l’Italie, son passé, son chef, Mussolini, la violence de l’État qui s’apprête à fondre sur l’Afrique… Le jeune poète turc lance un cri de révolte adressé à l’humanité, qui se lit comme un roman d’amour, et affirme sa vision internationaliste et (déjà) tiers-mondiste. Plus universel que jamais, il construit un lien puissant et instantané entre les époques, où l’on retrouve les mêmes racismes, oppressions et dictatures.


Le mardi 8 octobre 2019 à 20h00
LA SUBSTANCE DU CAPITAL

Anselm Jappe et Patrick Marcolini présenteront La Substance du capital de Robert Kurz (Éditions L’échappée) // dès 20h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

à paraître le 20 septembre 2019

Préface d’Anselm Jappe.

Perte de sens du travail, chômage de masse, ravages psychologiques, catastrophes écologiques, révoltes sociales : les jours de cette société semblent comptés, et dans de nombreuses régions du monde elle ne fonctionne plus du tout.
Tout en remontant aux racines de cette crise qui pourrait bien être la dernière, Robert Kurz souligne les impasses de la pensée de gauche comme du marxisme traditionnel, qui prétendent offrir une alternative au système économique dominant. Tous deux se sont construits sur une opposition entre travail et capital, valorisant une classe ouvrière productrice de richesses dont il faudrait revendiquer une meilleure distribution.
Kurz avance pour sa part une thèse provocatrice : le travail n’est rien d’autre que la substance du capital, et ce qu’il fabrique ne ressemble en rien à des richesses. Ne pas questionner le travail, c’est donc s’interdire de remettre en question l’organisation de la production, ses modalités techniques, ses conséquences sociales et environnementales. C’est oublier aussi que les luttes populaires n’ont jamais été aussi fortes que lorsqu’elles ont refusé la condition ouvrière.
En omettant de critiquer le travail, la gauche et le marxisme traditionnel ont finalement adopté le point de vue du capital. À partir d’une réactualisation de certaines intuitions de Marx, Robert Kurz propose au contraire une théorie critique de la société actuelle qui ne s’arrête pas à son écorce, mais l’attaque dans son noyau substantiel.


Le mercredi 9 octobre 2019 à 20h00
GERMAINE BERTON. UNE ANARCHISTE PASSE À L'ACTION

Après Bonnot et Liabeuf, Frédéric Lavignette s’attaque à une autre figure du mouvement anarchiste : Germaine Berton (Éditions L’échappée). Anne Steiner et lui viendront présenter l’ouvrage à grand renfort d’iconographie // dès 20h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

à paraître le 4 octobre 2019

Elle avait avec elle la jeunesse, des convictions libertaires et un Browning. Un détonnant mélange. Pour Germaine Berton, une seule obsession : tuer Léon Daudet, l’un des dirigeants royalo-nationalistes de l’Action française. À défaut, son homologue Charles Maurras pourra faire l’affaire. C’est finalement le chef des Camelots du roi, Marius Plateau, qui essuiera les tirs de son pistolet. L’Affaire Berton peut alors commencer. Et emplir les colonnes de la presse tout au long de l’année 1923. En effet, passé ce meurtre, bien des rebondissements s’enchaînent : saccages et agressions, enquêtes et procès, menaces et insultes, sur fond de polémiques politiciennes. Sans compter les suicides et les enterrements pour parfaire le tableau.
À partir d’une étude exhaustive et originale de la presse de l’époque, ce livre illustré de plus de 400 documents retrace dans ses moindres recoins la vie emportée d’une femme identifiée par beaucoup, dont les surréalistes, comme une héroïne. Il nous plonge au jour le jour dans le bain politique d’une époque agitée, fait d’affrontements de rue entre anarchistes et royalistes, de péripéties judiciaires et de combats idéologiques féroces.


Le mardi 15 octobre 2019 à 18h30
FRANÇOISE D'EAUBONNE ET L’ÉCOFÉMINISME

Une fois par mois, Eugénie Barbezat vous propose d’assister à l’enregistrement de son émission Liberté sur Paroles ! Pour la 7e, elle accueille Caroline Goldblum, qui signe le nouveau titre de la collection Les précurseur.ses de la décroissance sur Françoise d’Eaubonne (éditions le passager clandestin). Enregistrement de l’émission de 18h30 à 19h30 (entrée libre même en cours d’émission), suivi d’un débat avec le public // Librairie Quilombo (23 rue Voltaire Paris XIe, m° Rue des Boulets ou Nation).

Pionnière du mouvement féministe mais aussi de la décroissance, Françoise d’Eaubonne est également la première à utiliser le terme « écoféminisme » en 1974. En introduisant ce néologisme, elle montre que le mécanisme patriarcal de domination des femmes est le même que celui qui provoque le saccage de la planète. L’oppression des femmes et l’exploitation de la nature étant étroitement liées, il faut réunir deux combats jusqu’ici menés séparément : le féminisme et l’écologie planétaire. Critiqué et tourné en dérision en France, l’écoféminisme s’est surtout développé aux États-Unis et en Grande-Bretagne autour de la contestation anti-nucléaire au début des années 80. Il resurgit aujourd’hui comme une forme de mise en pratique concrète d’un féminisme intersectionnel. Caroline Goldblum revient sur le parcours d’une intellectuelle atypique, définit sa conception de l’écoféminisme et expose avec clarté les arguments théoriques qui ont pu conduire à écarter l’écoféminisme de la scène française pendant plusieurs décennies. Le choix de textes ici présentés par Caroline Goldblum témoigne tant de la vivacité de l’écriture que de l’avant-gardisme de la pensée de Françoise d’Eaubonne.


Le mercredi 16 octobre 2019 à 20h00
LE DOSSIER SAUVAGE

Philippe Artières présentera son dernier livre à paraître aux éditions Verticales : Le dossier sauvage // dès 20h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

« Enquêter sur des archives qui auraient été rassemblées par Michel Foucault. Déplier chacune de ses pièces pour suivre la trace d’individus qui se sont retirés du monde au XIXe et au XXe siècle. Redécouvrir, en marge du dossier, que dans une forêt des Vosges, il est un autre ermite qui a marqué mon enfance.
Lors du dépouillement de cette généalogie sauvage, il arrivera que je me perde, mais n’est-ce pas le propre du chercheur que de s’aventurer en un territoire où plus il avance plus ce qu’il croyait savoir se dérobe sous ses pas. » [Ph.A.]


Le vendredi 18 octobre 2019 à 20h00
ANGRY YOUNG MEN

Projection de La solitude du coureur de fonds de Tony Richardson (à confirmer) et présentation des Angry Young Men avec Jacques Baujard (Éditions L’échappée) et Yves Torrès (Éditions du Typhon) // dès 20h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

à paraître le 18 octobre 2019

Préface de Jacques Baujard.

« J’suis qu’un vieux bouc qui veut baiser tout l’monde, et pourquoi ? Parce que tout le monde veut m’en faire autant. »

Arthur Seaton a vingt ans, et sa vie à Nottingham semble déjà toute tracée dans cette Angleterre de l’après-guerre. Sa morne semaine est rythmée par les cadences infernales de l’usine. Arrive alors le week-end où il peut enfin se défouler et exprimer sa rage de vivre. Le samedi, en faisant la tournée de pubs où il noie sa détresse dans l’alcool. Le dimanche, en se réfugiant dans les bras de ses amantes et dans des parties de pêche en solitaire.
Œuvre majeure du groupe des « Angry Young Men » et de la littérature anglaise, Samedi soir, dimanche matin raconte avec une extraordinaire justesse les ravages du capitalisme industriel au sein de la classe ouvrière et la révolte quotidienne de ces rebelles désormais sans cause. Un roman culte, adapté avec succès au cinéma, qui a inspiré quantité d’artistes aussi divers que John King, Ken Loach, Madness, The Smiths ou encore les Arctic Monkeys.

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« Alan Sillitoe a parfaitement su saisir l’état d’âme actuel de la classe ouvrière en Angleterre, à travers son esprit de révolte plus ou moins conscient, son refus de l’exploitation, ses relations houleuses avec l’ordre et la loi, sa sympathie secrète à l’égard des voyous et des déserteurs, son vague sentiment que “ceux” qui dirigent font tout pour lui mettre des bâtons dans les roues. »
The New York Times

« L’écriture d’Alan Sillitoe sent le vécu. Elle est d’une précision instinctive qui ne perd jamais le contact avec la réalité. »
The Guardian

« Grâce à ce livre remarquable, Alan Sillitoe a réussi à se faire une place dans l’histoire de la littérature anglaise. »
The New Yorker

« Un roman vigoureux et un document exceptionnel. »
France Observateur


Le vendredi 15 novembre 2019 à 20h00
LE GRAND CIRQUE ÉLECTORAL

Zvonimir Novak présentera Le grand cirque électoral. Une histoire visuelle des élections et de leurs contestations ainsi que l’exposition accompagnant l’ouvrage // dès 20h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

à paraître le 8 novembre 2019

L’exposition autour du livre sera présente à la librairie du 8 novembre au 5 décembre.

Depuis l’instauration du suffrage universel, le spectre du politicien en campagne électorale hante la France. Le peuple de ce pays où l’on répugne à déléguer et à mandater s’est toujours méfié des candidats et des élus. Toutes les occasions sont bonnes pour les accuser de promettre la lune et de s’attribuer des privilèges exorbitants. Et comme cette nation a toujours concentré une forte densité d’artistes aux pinceaux engagés et d’illustrateurs enragés, elle exprime ses haut-le-cœur par le biais d’une production visuelle d’une insolence unique au monde. Des fournées d’images savoureuses d’impertinence, issues de la propagande militante, de l’imagerie populaire, mais aussi de la lutte électorale, vont ainsi sabrer avec éclat les ambitions des arrogants politiciens, à grand coup de vacheries crayonnées et de colère illustrée. Affiches, tracts, cartes postales, caricatures de presse et guérillas visuelles diverses, nous révèlent les mécanismes tordus de notre système politique et racontent les terribles batailles pour le pouvoir. Professions de foi, tracts de campagnes, programmes électoraux et portraits des postulants sont autant de témoignages de l’absurdité même de cette démocratie.
Le grand cirque électoral relate avec truculence la guerre graphique qui y fait rage. C’est jubilatoire… et instructif.


Les débats déjà organisés par Quilombo
Le jeudi 20 juin 2019 à 20h00
Albertine Sarrazin

A l’occasion de la parution de Nouvelles de prison d’Albertine Sarrazin, les éditions du Chemin de fer et la librairie Quilombo vous convient à une belle soirée ! Lecture par Elena Canosa et rencontre avec les éditeurs // à partir de 20h à la librairie (23 rue Voltaire 75011 Paris - m° Rue des Boulets).


Le vendredi 14 juin 2019 à 19h00
Les Étoiles Noires - Marina Tsvetaeva

Les "Étoiles Noires" poursuivent leur belles soirées à Quilombo ! Pour la neuvième édition, avant la pause estivale, nous rendrons hommage à Marina Tsvetaeva à l’occasion du très beau texte d’Estelle Gapp, Je t’aime affreusement paru aux éditions des Syrtes - Discussion à partir de 19h avec Estelle Gap, et concert à 21h de La Cavale, cabaret nomade // Entrée libre, dès 19h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).


Le jeudi 13 juin 2019 à 14h30
Radio Aligre à Quilombo - Divertir pour dominer 2

Une fois par mois, Radio Aligre s’invite à Quilombo : Eugénie Barbezat vous propose d’assister à l’enregistrement de son émission Liberté sur Paroles ! Pour la 5e, elle accueille Patrick Marcolini, l’un des coordinateurs du second volet de Divertir pour dominer paru aux éditions L’échappée. Enregistrement de l’émission de 14h30 à 15h30 (entrée libre même en cours d’émission) // Librairie Quilombo (23 rue Voltaire Paris XIe, m° Rue des Boulets ou Nation).


Le mercredi 5 juin 2019 à 20h00
L’Ivresse géométrique des sorciers

Abdul Kader El Janabi présentera sa dernière anthologie, L’Ivresse géométrique des sorciers ainsi que son essai Le désir libertaire, tous deux parus aux éditions de L’Asymétrie // à partir de 20h à la librairie (23 rue Voltaire 75011 Paris - m° Rue des Boulets).



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