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Le reste n’était qu’obscurité

C’était le chaos, pas vrai ?


“Ian avait un tempérament explosif : il était la politesse et l’amabilité incarnées­­­­ et, soudain, vers la troisième chanson, vous remarquiez que quelque chose chez lui avait changé et il se mettait à démonter la scène, à arracher les lattes du plancher et à les lancer sur le public. Il terminait le set complètement surexcité. On finissait de jouer et il était là, couvert de sang, à se demander : ‘Putain, qu’est-ce qui s’est passé ?’”
Le reste n’était qu’obscurité est le fruit de trente années d’entretiens croisés avec les plus proches témoins du groupe le plus fascinant du rock anglais : Joy Division. Jeunes, désabusés, confrontés à la misère, Ian Curtis, Peter Hook, Stephen Morris et Bernard Sumner vont inventer, à partir de la spontanéité du punk, un style hybride et inédit, nimbé de l’aura de mystère des paroles de leur chanteur.
À mesure que leur succès s’affirme, la santé mentale et physique de Curtis se dégrade. Il se suicide en 1980, un an seulement après la sortie chez Factory Records de Unknown Pleasures, premier album du groupe. Il vient de rejoindre le panthéon des icônes tragiques du rock.
Les entretiens menés par Jon Savage avec les trois autres membres de Joy Division et leur entourage dessinent le portrait d’un groupe et de son leader magnétique. Le reste n’était qu’obscurité est aussi une plongée dans le contexte social et culturel d’une ville, Manchester, qui aura profondément façonné ses musiciens et permis l’apparition aussi accidentelle qu’extraordinaire de Joy Divison.

Édition illustrée.
Traduit de l’anglais par Julien Besse.


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