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Les livres présents sur notre site internet ne correspondent pas forcément à ceux que nous avons en stock.
Pour vérifier la disponibilité d’un titre, vous pouvez vérifier cela sur :
https://www.librairiesindependantes.com
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Le coronavirus renforce tout ce contre quoi nous luttions déjà : numérisation des activités humaines, distanciation sociale et peur de l’autre, discriminations, répression et surveillance, consommation de la culture de masse… et surexploitation des travailleurs les plus précaires auxquels nous adressons notre soutien.
Nous nous opposons de toutes nos forces à ce monde qui ne cesse d’accentuer les inégalités, restreint nos libertés individuelles et collectives, nos moyens de lutte, cherche à nous soumettre à des modes de vie uniformisés et dépendants. C’est pourquoi nous continuons de nous battre plus que jamais pour soutenir l’édition indépendante et rendre visibles des ouvrages critiques de qualité. Nous espérons votre soutien dans ce moment difficile. Cette période incroyable que nous vivons, c’est une mise à l’arrêt de l’activité mais elle ne ressemble pas à que nous avions imaginé dans nos projets de décroissance ; elle n’annonce pas des lendemains qui chantent mais bien au contraire plus de destruction et de contraintes, et elle nous prive de nos forces collectives.
N’hésitez pas à nous demander par mail notre tout nouveau catalogue 2021. C’est un outil de résistance, notre moyen de vous faire connaître les ouvrages parus récemment qui ont grandement souffert du confinement, principalement dans des maisons d’édition indépendantes, et qui sont pourtant les meilleures sources de connaissance et de réflexion pour lutter contre le technolibéralisme et la déshumanisation.
Nous attendons avec enthousiasme vos commandes, et nous vous remercions d’avance pour votre soutien sans faille.


Le mercredi 25 mai 2022 à 20h00
MOUSQUETAIRES ET MISÉRABLES

Evelyne Pieiller présentera son livre Mousquetaires et Misérables (Agone) // dès 20h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

« Dans mon enfance, on n’allait pas au cinéma. Ma mère ouvrait le café à 5 heures du matin, pour les éboueurs. Elle m’a pourtant emmenée deux fois à l’Eldorado. Moments luxueux, où on marchait dans la nuit tombée, à la lumière des réverbères. La première fois, c’était pour Les Misérables.
Un an plus tard, à l’occasion inespérée d’une convalescence périlleuse, j’ai lu Le Vicomte de Bragelonne. J’ai lu avec un intérêt un peu distant. Il faut dire qu’il me manquait tout ce qui précède. Mais c’était quand même un Noël.
Ma mère n’est pas à elle seule la représentante du peuple. Mais enfin, elle avait été bonne à tout faire, ouvrière, caissière, elle était fière d’avoir son certificat d’études et se rappelait mystérieusement quelques grandes dates de l’histoire ouvrière. Elle n’avait aucune sympathie pour ceux qui jugent de haut les filles perdues, les malheureux, les pas-chanceux. Elle n’a jamais lu Les Misérables, ni Les Trois Mousquetaires. Mais elle en connaissait l’histoire. Et elle ne s’étonnait pas d’en être à sa façon familière. Elle ne s’en intimidait pas. Ça faisait partie de son patrimoine. Comme pour des millions de gens. Dans le monde entier.
Cette littérature-là ne cherche pas à se mettre « à la portée » mais veut écrire aussi grand que le peuple à venir. Il y a des chansons, l’argot des malfrats, du feuilleton sentimental, du burlesque et du tragique, de la philosophie, un lyrisme flamboyant, des références, du panache et de la politique partout… Et le peuple à venir se l’est, à sa façon, appropriée.

Étrange duo que les Mousquetaires et les Misérables. L’un dit que le pouvoir est vil et l’existence étriquée, mais qu’il reste de quoi être beau contre l’ordre en place, l’ennui, l’injustice, la vie à l’économie, si on est ensemble. L’autre dit que l’ordre en place massacre, mais qu’on peut ouvrir l’avenir, debout sur les barricades, réelles ou mentales. Le peuple lit là ses peines, ses puissances et se fortifie dans ses peines et ses puissances.
Le petit peuple trop remuant qui se fera massacrer tout au long de ce XIXe siècle trop remuant et qui persévérera dans son absence de goût fera des Misérables sa légende, et, masse qui massivement se fout de l’Art, surtout avec une majuscule, fera de surcroît des Mousquetaires son idéal d’étincelante camaraderie. Le populo s’y est aimé, le populo s’y est embelli et armé : il a choisi ses Internationales romanesques. Rencontre fabuleuse entre les imaginaires des exilés de la Révolution, des orphelins de sa promesse de compléter l’humanité. On ne comprend rien au XIXe siècle si on ne comprend pas qu’il naît de la Révolution, qu’il la rêve sans trêve, y compris dans sa version cauchemar. Ce surgissement a reconfiguré le paysage mental, le sol et le ciel tremblent, l’individu est fêlé. Car la Révolution a inventé le peuple.

Comment se fait-il que la littérature française du XIXe siècle ait fourni au monde quelques-uns de ses héros universels ? que ça commence ici et là, cette production d’imaginaire populaire ? et que ça s’arrête pour ne plus jamais reprendre ?… Où l’on voit comment ce qu’écrit un romancier est plus grand que lui lorsqu’il est à l’écoute de son temps de révolte populaire.


Le mercredi 1 juin 2022 à 20h00
UNE FEMME PARMI LES GUÉRILLEROS

À l’occasion de sa venue en France, Alpa Shah présentera son livre Le livre de la jungle insurgée. Plongée dans la guérilla naxalite en Inde (éditions de la Dernière lettre) avec Gustave Massiah et Nicolas Jaoul // dès 20h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

Sept nuits pour parcourir 250 kilomètres dans la forêt et raconter la guérilla méconnue des naxalites, les communautés insurgées d’une Inde secouée par la croissance économique et ses projets extractivistes. Merveilleuse conteuse, l’anthropologue Alpa Shah nous embarque pour 300 pages d’une analyse vivante et nuancée.

« Difficile d’imaginer un récit plus capital… Nightmarch nous rappelle ce dont l’anthropologie est capable quand elle est investie par une experte du domaine qui n’hésite pas à prendre des risques pour la liberté humaine. »
David Graeber, auteur de Bullshit Jobs (éd. Les liens qui libèrent, 2018) et Dette. 5 000 ans d’histoire (éd. Les liens qui libèrent, 2013).

« Shah livre un témoignage courageux des bouleversements causés par la montée des inégalités en Inde, tout en posant de nombreuses questions urgentes et difficiles. » Meena Kandasamy, poétesse féministe indienne, autrice de La colère de Kurathi Amman (éd. Plon, 2017)

Le mouvement révolutionnaire naxalite, basé dans les forêts du centre et de l’est de l’Inde, est en guerre depuis 50 ans contre l’Etat indien. Ces hommes et ces femmes qui combattent dans les rangs des naxalites, que les médias présentent comme un groupe terroriste sanguinaire, sont des membres des basses castes et des communautés tribales, allié·es à des rebelles héritiers du marxisme-léninisme pour opposer aux grands projets d’infrastructure une vision du monde égalitaire et communautaire.
En 2010, l’anthropologue Alpa Shah enfile un treillis et s’embarque pour une randonnée de sept nuits avec une escouade, parcourant 250 kilomètres à travers les forêts denses et accidentées de l’est de l’Inde.
Dans ce récit intimiste et limpide paru en anglais en 2019, Shah nous plonge nuit après nuit dans un carnet de route époustouflant. Son récit à la première personne met en scène ses fatigues et ses attentes, décrit minutieusement les scènes de cuisine ou d’ablutions féminines, et nous rappelle la biographie déroutante de certains jeunes compagnons adivasi, habitants autochtones des forêts, qui rejoignent parfois la lutte pour de simples embrouilles familiales.
En dialoguant avec des leaders révolutionnaires aux idées parfois rigides et en partageant le quotidien de villageois·es sur les zones libérées par la guérilla, Shah nous embarque au coeur de la dépossession, et raconte pourquoi une part de la population pauvre de ce qu’on appelle « la plus grande démocratie du monde » s’est tournée depuis des décennies vers la lutte armée.

L’AUTRICE
Alpa Shah est chargée de cours en anthropologie à la London School of Economics. Pour son terrain de thèse, elle a vécu plus de trois ans dans un village tribal d’une région pauvre de l’est de l’Inde, le Jharkhand. De quoi forger une complicité avec les villageois·es qui lui a ouvert la voie vers la guérilla. Elle a publié In the Shadows of the State (2010) et co-écrit Ground Down by Growth, Tribe, Caste, Class and Inequality in 21st Century India (2017). Elle a réalisé pour la BBC le documentaire « India’s Red Belt ».

LA TRADUCTRICE
Rédactrice au sein de la revue Z et du média en ligne Reporterre, journaliste et autrice, Celia Izoard élabore une critique des nouvelles technologies au travers de leurs impacts sociaux et écologiques. Elle a aussi réalisé une nouvelle traduction de 1984 (Agone) de George Orwell et traduit de nombreux ouvrages (Howard Zinn, David Noble…).


Le jeudi 9 juin 2022 à 20h00
LA TERRE, LES CORPS, LA MORT

Pierre Madelin présentera son La Terre, les Corps, la Mort. Essai sur la condition terrestre (Éditions Dehors) // dès 20h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

Existe-t-il un lien entre notre rapport à la mort, les représentations que nous formons de celle-ci t la destruction des conditions de la vie sur Terre ? Y a-t-il une relation entre la façon dont nous concevons notre propre finitude et la façon dont nous concevons les limites de la biosphère, de ses cycles et de ses ressources ? Autrementdit, la difficulté à accepter la mort, qui prend à l’époque moderne la forme d’un véritable déni, n’est-elle pas l’une des sources de noter incapacité actuelle à habiter notre foyer, la Terre, sans le détruire ?
Le déni de la mort et celui de notre condition terrestre, culmine aujourd’hui dans le projet transhumaniste et son rêve d’immortalité. Pourtant la mort est l’horizon indépassable du vivant. C’est seulement à l’aune de la prise en compte réelle de cette condition que nous pourrons partager peu à peu un autre récit fondé sur notre co-appartenance à la Terre avec tous les autres existants plutôt que sur leur exclusion et leur domination.
Cet ouvrage expose les formes majeurs du déni de la mort dans l’histoire du monde occidentale et propose une approche écologique de ces grands processus de civilisation.


Le mercredi 15 juin 2022 à 20h00
QUE DÉFAIRE ?

Nicolas Bonanni présentera son livre Que défaire ? (Le Monde à l’envers) // dès 20h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

Les luttes contemporaines sont souvent cantonnées à des résistances contre le libéralisme triomphant et l’extrême-droite carnassière, avec une efficacité pour le moins relative.
Pour contribuer à sortir de cette position défensive, pour retrouver des perspectives, ce petit livre s’attaque à deux totems de la gauche : la fascination pour la technologie et la centralité de l’État et des élections.
Appuyé tant sur des exemples actuels que sur l’histoire et les théories du mouvement révolutionnaire, il invite les anticapitalistes à questionner une partie de leur héritage, et à cette fin convoque tour à tour les pensées de Günther Anders, Simone Weil, Cornelius Castoriadis, Ivan Illich, Gustav Landauer, John Holloway, Matthew B. Crawford...

Nicolas Bonanni vit à Grenoble et collabore occasionnellement à la presse alternative. Il a publié Des moutons et des hommes (2007), L’amour à trois : Alain Soral, Eric Zemmour, Alain de Benoist (2016), Une histoire orale du punk dans une ville de province (avec Margaux Capelier, 2021).


Les débats déjà organisés par Quilombo
Le jeudi 19 mai 2022 à 20h00
Ventres à louer. Une critique féministe de la GPA

Ana-Luana Stoicea-Deram et Marie-Josèphe Devillers présenteront le livre Ventres à louer. Une critique féministe de la GPA (L’échappée) // dès 20h à à la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).


Le vendredi 29 avril 2022 à 19h30
Homo confort

À l’occasion de sa venue en France, Stefano Boni présentera son livre Homo confort. Le prix à payer d’une vie sans efforts ni contraintes (éditions L’échappée) // dès 19h30 dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).


Le jeudi 21 avril 2022 à 20h00
Exils

En partenariat avec l’association Mémoire Vive et les éditions Chandeigne, Vasco Martins, Hugo dos Santos et Ilda Mendes présenteront Exils. Témoignages. Témoignages d’exilés et de déserteurs portugais (Éditions Chandeigne) // dès 20h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).


Le mardi 5 avril 2022 à 20h00
Greenwashing

Aurélien Berlan, Guillaume Carbou et Laure Teulières présenteront le livre Greenwashing. Manuel pour dépolluer le débat public (Seuil) // dès 20h au CICP (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).



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