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PROCHAINS DÉBATS

Le mercredi 21 novembre 2018 à 19h00
LES ÉTOILES NOIRES - EMMA GOLDMAN

Pour le troisième volet des "Étoiles Noires", nous rendrons hommage à Emma Goldman à l’occasion de la traduction intégrale de son autobiographie magistrale Vivre ma vie. Une anarchiste au temps des révolutions (L’échappée) - Discussion à partir 19h avec Laure Batier et Jacqueline Reuss, les deux traductrices, et Concert de la chorale Chœur de véner 21h // dès 19h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

à paraître le 21 novembre 2018

Traduit de l’anglais par Laure Batier et Jacqueline Reuss

L’un des plus beaux chants d’amour à la révolte et à la liberté. Un monument de la littérature anarchiste enfin traduit intégralement en français.

Née en 1869 dans l’Empire russe, Emma Goldman s’exile aux États-Unis à seize ans. Pauvreté, exploitation et désillusions l’y attendent. Elle plonge alors à corps perdu dans le chaudron politique et intellectuel. Activiste et conférencière anarchiste aussi célèbre que redoutée, elle sillonne au gré des luttes une Amérique en pleine ébullition. Expulsée en 1919 vers la Russie, accueillie chaleureusement par Lénine, elle découvre une réalité qu’elle ne cessera de dénoncer avec courage tout en poursuivant son inlassable combat pour l’émancipation.
Son époustouflante épopée mêle morceaux de bravoure et moments d’intimité, grands affrontements politiques et la vie d’une femme hors du commun, poésie et quotidien, espoir et désenchantement. Ce texte magistral est à la fois une fresque historique qui donne le vertige, tant on y croise toutes les grandes figures révolutionnaires, une œuvre puissante d’une rare sensibilité et l’un des plus beaux chants d’amour à la révolte et à la liberté. Un monument de la littérature anarchiste enfin traduit intégralement en français.


Le mercredi 28 novembre 2018 à 20h00
NATCHAVE

A l’occasion de la parution de Natchave (Le Dilettante), discussion vagabonde avec Alain Guyard // dès 20h dans la librairie (23 rue Voltaire Paris XIe, m° Rue des Boulets ou Nation).

Jusqu’à il y a peu, en philosophie, antique patrie du concept poli à la main et de la dialectique fin moulue, Alain était synonyme de commerce pondéré, de sagesse en trois points et de radicalisme sur coussin d’air. Enfin Guyard vint. Guyard le goliard, le poissard, le soudard, nous rappelant que les Alains, long time ago, furent une tribu des plus barbares. Avec lui philo se fit folie, défroqua la toge, mit les doigts dans le nez et dans la prise, se risqua aux mauvais lieux et substitua au portique de Zénon ceux que Dame Sécurité impose à l’entrée des centrales.

En témoignent à la barre les trois titres qu’icelui publia au Dilettante, on l’y voit philosopher au coeur de la taule, frôler le ravin avec des Gitans et s’encanailler la sagesse avec tout ce que le monde compte de marginaux.

À lire Natchave, son quatrième titre, le dossier de l’auteur s’épaissit : natchave, en bel argot, signifiant « s’en aller, partir, se faire la belle ». S’y démontre en effet ce que le futur pensant retiendra comme « le théorème de Guyard ». Énonçons : « La profondeur de la pensée est fonction de l’usure des semelles. » À savoir que si, quelqu’un se dit penseur, matez-lui les tatanes : pures d’éraflures, vous avez affaire à un rentier du logos, un de ces fonctionnaires du cogito qui touillent la soupe conceptuelle dans un sens puis dans un autre ; mais, si elles sont usées jusqu’à la corde ou si le crèpe est fourbu, sans doute avez-vous touché un vrai, un tatoué du jus de crâne.

Car le philosophe va et sa pensée va de concert, marche, rôde, randonne, dort dehors et rentre tard, passe en fraude. Au fil de ce flamboyant et turgescent traité de philosophie à grandes foulées, Guyard nous modèle un Socrate SDF, lointain disciple des chamans thraces, nous cisèle un portait d’Antisthène l’anti-système, maître de Diogène, déroule l’histoire des goliards, escholiers en rupture de colliers académiques et de bancs de galère scolastique, entrelardant le tout de tranches de vie juteuses, guyanaises, camarguaises et surtout gitanes. Tous les chemins mènent aux Roms.


Le jeudi 29 novembre 2018 à 20h00
PANTHÈRE PREMIÈRE N°3

Soirée de présentation du numéro 3 de la revue Panthère Première, avec des membres de la revue et des auteur.es ayant participé au numéro, qui parleront plus en détails de leurs articles // dès 20h dans la librairie (23 rue Voltaire Paris XIe, m° Rue des Boulets ou Nation).

Avec ’’Les Matériaux de l’Histoire’’, le troisième numéro de Panthère Première interrogera les pratiques et les enjeux de la transmission historique en s’intéressant à ses supports, les archives, dès lors qu’elles font polémiques. À partir de quelles sources écrites, orales, visuelles les histoires alternatives aux grands récits nationaux sont-elles fabriquées ? On analysera notamment les enjeux de la "déplacardisation" des archives queer, avec une enquête sur le long processus de création d’un Centre d’Archives lgbtqi+ à Paris.

Puis on s’intéressera au travail de l’artiste Filipa César, qui fait resurgir la mémoire du passé colonial et révolutionnaire Bissau-Guinéen à partir de fragments d’archives cinématographiques. On reviendra également sur les débats suscités en Afrique du Sud, aux États-Unis et en Belgique par les demandes de retraits de monuments à la mémoire de la colonisation et de l’esclavage.


Le vendredi 30 novembre 2018 à 19h30
PEINTURES DE GUERRE // QUILOMBO À LA PARILLA

A l’occasion de la clôture de la Semaine de la Solidarité Internationale, l’association Donde estan, les éditions Otium et la librairie Quilombo vous convient à une rencontre avec Angel de la Calle et sa dernière bande dessinée Peintures de guerre. Pour continuer la soirée, un repas et un concert sont prévus lors de la traditionnelle Parilla // dès 19h30 au CICP (21 ter rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des Boulets ou Nation).

Jean Seberg, le 11 septembre 73 à Santiago, Debord et les Tupamaros, qui d’autre qu’Angel de la Calle, l’auteur d’un "Tina Modotti", célébré sous toutes les latitudes, pouvait nous conter ce qu’ils eurent de commun ou auraient pu avoir... A la façon du Cortazar de "Rayuela" ("Marelle") l’auteur nous offre un roman graphique déconcertant, sa mémoire des vaincus de la "Guerre froide" culturelle que l’Empire étasunien mena aux avantgardes sudaméricaines dans les seventies.


Les débats déjà organisés par Quilombo
Le samedi 15 décembre 2018 à 15h00
Zapata est vivant !

Pour le quatrième volet des "Étoiles Noires", Zapata sera à l’honneur à l’occasion de la sortie du superbe ouvrage de Yann Fastier : Zapata est vivant ! (L’Atelier du poisson soluble) - venez faire dédicacer vos cadeaux entre 15h et 20h avec Yann Fastier et Concert du groupe afro-mexicain Cascabel Son Factory à 21h // dès 15h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).


Le samedi 1 décembre 2018 à 19h00
Par les damné.e.s de la terre

A l’occasion de la sortie du nouveau projet musical Par les damé.e.s de la terre, Rocé, Naïma Yahi (sous réserve) et Amzat Boukari-Yabara (sous réserve) viendront le présenter // // dès 19h dans la librairie (23 rue Voltaire Paris XIe, m° Rue des Boulets ou Nation).


Le lundi 5 novembre 2018 à 19h30
Lutter ensemble

A l’occasion de la parution de Lutter ensemble. Pour de nouvelles complicités politiques (Cambourakis), rencontre-discussion avec Juliette Rousseau // dès 19h30 au CICP (21 ter rue Voltaire Paris XIe, m° Rue des Boulets ou Nation).


Le jeudi 18 octobre 2018 à 20h00
Présentation du dernier numéro de la revue Z, Guyane, trésors et conquêtes

A l’occasion de la parution du dernier numéro de Z consacré à la Guyane, Célia Izoard, Laura Pandelle et Clémence Léobal de l’équipe de la revue itinérante d’enquête et de critique sociale viendront la présenter à partir de 20h // à la librairie (23 rue Voltaire 75011 Paris - m° Rue des Boulets).



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