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PROCHAINS DÉBATS

Le jeudi 26 septembre 2019 à 20h00
FIRE !! - L'HISTOIRE DE ZORA NEALE HURSTON D'APRÈS LES ÉDITIONS NADA ET YPSILON

À l’occasion de la parution de la bande dessinée Fire !! L’histoire de Zora Neale Hurston de Peter Bagge, Rachel Viné-Krupa et David Doillon des éditions nada, ainsi qu’Isabella Checcaglini des éditions Ypsilon, viendront présenter la vie et l’œuvre de cette autrice majeure de la "Harlem Renaissance" // dès 20h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

Écrivaine et anthropologue, cofondatrice de la revue FIRE !!, Zora Neale Hurston, est une des figures majeures de la Renaissance de Harlem, mouvement de renouveau artistique de la culture africaine-américaine de l’entre-deux-guerres.

Ses écrits pionniers, qui traitent des luttes raciales dans le Sud des États-Unis, du folklore noir et du vaudou, vont bousculer les codes de représentation des Noirs dans la littérature, lui attirant des inimitiés de tous bords, et son attitude face aux discriminations stimuler les luttes pour l’autonomie de générations de femmes noires.

Après Femme rebelle, l’histoire de Margaret Sanger, Peter Bagge, signe avec FIRE !! une nouvelle biographie documentée et décapante d’une femme engagée, esprit libre, autrice novatrice, provocatrice et controversée.


Le vendredi 27 septembre 2019 à 19h00
LES ÉTOILES NOIRES - NÂZIM HIKMET

Vous verrez deux fois plus d’« Étoiles Noires » en septembre ! La onzième édition arrive deux semaines après la dixième. Nâzım Hikmet (1901-1963) fut un des plus grands poètes communistes, et paya son combat au prix fort : quinze années de prison, la perte de sa nationalité turque, un exil de douze années en Union soviétique... Les éditions Emmanuelle Collas publient un texte inédit de 1935, Lettres à Taranta-Babu - discussion à partir de 19h avec l’éditrice Emmanuelle Collas et le traducteur Timour Muhidine, et concert de Samaïa (Chants d’Anatolie) à 21h // Entrée libre, dès 19h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

Ce court roman poétique prend la forme de treize lettres adressées de Rome à Addis-Abeba par un jeune étudiant éthiopien à sa femme, Taranta-Babu. Il lui raconte l’Italie, son passé, son chef, Mussolini, la violence de l’État qui s’apprête à fondre sur l’Afrique… Le jeune poète turc lance un cri de révolte adressé à l’humanité, qui se lit comme un roman d’amour, et affirme sa vision internationaliste et (déjà) tiers-mondiste. Plus universel que jamais, il construit un lien puissant et instantané entre les époques, où l’on retrouve les mêmes racismes, oppressions et dictatures.


Le jeudi 3 octobre 2019 à 20h00
RENCONTRE AVEC L’ÉQUIPE DE JEF KLAK - NOUVEAU NUMÉRO

À l’occasion de son 6e numéro, Jef Klak met le "Pied à terre". À la fin de l’été, les regards du monde entier se sont tournés, avec désespoir, vers l’Amazonie en feu. Pour prendre un peu de recul sur cette situation alarmante, Jef Klak propose une discussion autour de l’histoire de la colonisation et des transformations récentes de l’Amazonie brésilienne, au prisme des luttes paysannes qui participent à la sauvegarde de cet immense territoire. Avec Nathalia Kloos, membre du collectif Jef Klak, et Autres Brésils, association pour des échanges sur l’histoire et l’actualité du Brésil. Rendez-vous ensuite avec la fanfare étourdissante des Lapins superstars // dès 20h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

Pied à terre est le sixième numéro, tout nouveau tout chaud, de Jef Klak, revue annuelle de critique sociale et d’expériences littéraires, qui cherche du politique là où il se terre, accueille de nouveaux langages, mélange les styles : enquêtes, dessins, traductions, nouvelles, photographies, entretiens, poésie... Pied à terre parce que Jef Klak suit la comptine des Trois petits chats. Pied à terre pour parler de nos manières permanentes ou temporaires d’habiter, de s’installer quelque part pour un temps ou pour de bon, d’arriver en touriste ou conquérant.e. Que faisons-nous quand nous débarquons ? Comment transformons-nous les lieux et comment nous transforment-t-ils ? Avec notamment un article sur l’histoire de la colonisation et des transformations récentes de l’Amazonie brésilienne, au prisme des luttes paysannes qui participent à la sauvegarde de cet immense territoire : "Retour collectif sur une grève de femmes sans terre en Amazonie".


Le mardi 8 octobre 2019 à 20h00
LA SUBSTANCE DU CAPITAL

Anselm Jappe et Patrick Marcolini présenteront La Substance du capital de Robert Kurz (Éditions L’échappée) // dès 20h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

à paraître le 20 septembre 2019

Préface d’Anselm Jappe.

Perte de sens du travail, chômage de masse, ravages psychologiques, catastrophes écologiques, révoltes sociales : les jours de cette société semblent comptés, et dans de nombreuses régions du monde elle ne fonctionne plus du tout.
Tout en remontant aux racines de cette crise qui pourrait bien être la dernière, Robert Kurz souligne les impasses de la pensée de gauche comme du marxisme traditionnel, qui prétendent offrir une alternative au système économique dominant. Tous deux se sont construits sur une opposition entre travail et capital, valorisant une classe ouvrière productrice de richesses dont il faudrait revendiquer une meilleure distribution.
Kurz avance pour sa part une thèse provocatrice : le travail n’est rien d’autre que la substance du capital, et ce qu’il fabrique ne ressemble en rien à des richesses. Ne pas questionner le travail, c’est donc s’interdire de remettre en question l’organisation de la production, ses modalités techniques, ses conséquences sociales et environnementales. C’est oublier aussi que les luttes populaires n’ont jamais été aussi fortes que lorsqu’elles ont refusé la condition ouvrière.
En omettant de critiquer le travail, la gauche et le marxisme traditionnel ont finalement adopté le point de vue du capital. À partir d’une réactualisation de certaines intuitions de Marx, Robert Kurz propose au contraire une théorie critique de la société actuelle qui ne s’arrête pas à son écorce, mais l’attaque dans son noyau substantiel.


Le mercredi 9 octobre 2019 à 20h00
GERMAINE BERTON. UNE ANARCHISTE PASSE À L'ACTION

Après Bonnot et Liabeuf, Frédéric Lavignette s’attaque à une autre figure du mouvement anarchiste : Germaine Berton (Éditions L’échappée). Anne Steiner et lui viendront présenter l’ouvrage à grand renfort d’iconographie // dès 20h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

à paraître le 4 octobre 2019

Elle avait avec elle la jeunesse, des convictions libertaires et un Browning. Un détonnant mélange. Pour Germaine Berton, une seule obsession : tuer Léon Daudet, l’un des dirigeants royalo-nationalistes de l’Action française. À défaut, son homologue Charles Maurras pourra faire l’affaire. C’est finalement le chef des Camelots du roi, Marius Plateau, qui essuiera les tirs de son pistolet. L’Affaire Berton peut alors commencer. Et emplir les colonnes de la presse tout au long de l’année 1923. En effet, passé ce meurtre, bien des rebondissements s’enchaînent : saccages et agressions, enquêtes et procès, menaces et insultes, sur fond de polémiques politiciennes. Sans compter les suicides et les enterrements pour parfaire le tableau.
À partir d’une étude exhaustive et originale de la presse de l’époque, ce livre illustré de plus de 400 documents retrace dans ses moindres recoins la vie emportée d’une femme identifiée par beaucoup, dont les surréalistes, comme une héroïne. Il nous plonge au jour le jour dans le bain politique d’une époque agitée, fait d’affrontements de rue entre anarchistes et royalistes, de péripéties judiciaires et de combats idéologiques féroces.


Le vendredi 11 octobre 2019 à 19h00
LES ÉTOILES NOIRES - ARTAUD : PERFORMANCE DE FANTAZIO, PRÉSENTATION DE LA BD NANAQUI. UNE VIE D'ANTONIN ARTAUD

Hommage à Artaud pour la douzième édition des « Étoiles Noires ». Dédicace de la BD Nanaqui. Une vie d’Antonin Artaud par Laurent Richard et Benoît Broyard dès 18h. Performance poétique de Fantazio à 19h. Discussion autour d’Artaud avec Laurent Richard et Benoît Broyard à partir de 20h. Entrée libre, dès 19h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

« Non pas une biographie avec ce qu’elle exigerait d’exactitude, de rigueur, mais plutôt une vie possible, avec le but d’adopter, le plus souvent, ce qui serait la vision, la réalité d’Artaud. Un Artaud parmi les multiples envisageables ». Ce très beau roman graphique nous ouvre autant sur la personnalité torturée de cet artiste hors norme qu’il offre un portrait édifiant des conditions de traitement de la maladie mentale au début du XXe siècle.

En 1937, Antonin Artaud est arrêté en Irlande pour trouble à l’ordre public puis débarqué en France. Dans un état de confusion mentale avancée, sujets à de fréquents accès de crises, l’asile et l’internement seront dès lors son lot quotidien, pendant plus de 9 ans. Mais si l’art a toujours été et restera l’ultime échappatoire des douleurs qui le rongent intérieurement, Antonin Artaud ne se remettra jamais vraiment de cet état de fait, malgré le soutien de ses amis artistes. La faute à un encadrement médical inefficace ou de mauvaises conditions d’internement ? Reste aux lecteurs une œuvre immense – du Théâtre de la cruauté à sa participation comme acteur dans La Passion de Jeanne d’Arc de Carl Theodor Dreyer – où résident sans doute les clés d’un monde intérieur trop intense pour le carcan de la réalité.
Poète, écrivain, dramaturge, figure du surréalisme, Antonin Artaud est un auteur essentiel du paysage culturel français, considéré par Gilles Deleuze comme la « profondeur absolue en littérature ».

Benoît Broyart, auteur, crée une porte d’entrée originale et puissante sur l’univers d’Artaud ; un texte merveilleusement servi par le trait acéré de Laurent Richard.


Le mardi 15 octobre 2019 à 18h30
LIBERTÉ SUR PAROLES À QUILOMBO - FRANÇOISE D'EAUBONNE ET L’ÉCOFÉMINISME

Une fois par mois, Eugénie Barbezat vous propose d’assister à l’enregistrement de son émission Liberté sur Paroles, diffusée sur Radio Aligre ! Pour la 7e, elle accueille Caroline Goldblum, qui signe le nouveau titre de la collection Les précurseur.ses de la décroissance sur Françoise d’Eaubonne (éditions le passager clandestin). Enregistrement de l’émission de 18h30 à 19h30 (entrée libre même en cours d’émission), suivi d’un débat avec le public // Librairie Quilombo (23 rue Voltaire Paris XIe, m° Rue des Boulets ou Nation).

Pionnière du mouvement féministe mais aussi de la décroissance, Françoise d’Eaubonne est également la première à utiliser le terme « écoféminisme » en 1974. En introduisant ce néologisme, elle montre que le mécanisme patriarcal de domination des femmes est le même que celui qui provoque le saccage de la planète. L’oppression des femmes et l’exploitation de la nature étant étroitement liées, il faut réunir deux combats jusqu’ici menés séparément : le féminisme et l’écologie planétaire. Critiqué et tourné en dérision en France, l’écoféminisme s’est surtout développé aux États-Unis et en Grande-Bretagne autour de la contestation anti-nucléaire au début des années 80. Il resurgit aujourd’hui comme une forme de mise en pratique concrète d’un féminisme intersectionnel. Caroline Goldblum revient sur le parcours d’une intellectuelle atypique, définit sa conception de l’écoféminisme et expose avec clarté les arguments théoriques qui ont pu conduire à écarter l’écoféminisme de la scène française pendant plusieurs décennies. Le choix de textes ici présentés par Caroline Goldblum témoigne tant de la vivacité de l’écriture que de l’avant-gardisme de la pensée de Françoise d’Eaubonne.


Le mercredi 16 octobre 2019 à 20h00
LE DOSSIER SAUVAGE

Philippe Artières présentera son dernier livre à paraître aux éditions Verticales : Le dossier sauvage // dès 20h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

« Enquêter sur des archives qui auraient été rassemblées par Michel Foucault. Déplier chacune de ses pièces pour suivre la trace d’individus qui se sont retirés du monde au XIXe et au XXe siècle. Redécouvrir, en marge du dossier, que dans une forêt des Vosges, il est un autre ermite qui a marqué mon enfance.
Lors du dépouillement de cette généalogie sauvage, il arrivera que je me perde, mais n’est-ce pas le propre du chercheur que de s’aventurer en un territoire où plus il avance plus ce qu’il croyait savoir se dérobe sous ses pas. » [Ph.A.]


Le vendredi 18 octobre 2019 à 20h00
ANGRY YOUNG MEN

Projection de La solitude du coureur de fond de Tony Richardson (à confirmer) et présentation des Angry Young Men avec Jacques Baujard (Éditions L’échappée) et Yves Torrès (Éditions du Typhon) // dès 20h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

à paraître le 18 octobre 2019

Préface de Jacques Baujard.

« J’suis qu’un vieux bouc qui veut baiser tout l’monde, et pourquoi ? Parce que tout le monde veut m’en faire autant. »

Arthur Seaton a vingt ans, et sa vie à Nottingham semble déjà toute tracée dans cette Angleterre de l’après-guerre. Sa morne semaine est rythmée par les cadences infernales de l’usine. Arrive alors le week-end où il peut enfin se défouler et exprimer sa rage de vivre. Le samedi, en faisant la tournée de pubs où il noie sa détresse dans l’alcool. Le dimanche, en se réfugiant dans les bras de ses amantes et dans des parties de pêche en solitaire.
Œuvre majeure du groupe des « Angry Young Men » et de la littérature anglaise, Samedi soir, dimanche matin raconte avec une extraordinaire justesse les ravages du capitalisme industriel au sein de la classe ouvrière et la révolte quotidienne de ces rebelles désormais sans cause. Un roman culte, adapté avec succès au cinéma, qui a inspiré quantité d’artistes aussi divers que John King, Ken Loach, Madness, The Smiths ou encore les Arctic Monkeys.

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« Alan Sillitoe a parfaitement su saisir l’état d’âme actuel de la classe ouvrière en Angleterre, à travers son esprit de révolte plus ou moins conscient, son refus de l’exploitation, ses relations houleuses avec l’ordre et la loi, sa sympathie secrète à l’égard des voyous et des déserteurs, son vague sentiment que “ceux” qui dirigent font tout pour lui mettre des bâtons dans les roues. »
The New York Times

« L’écriture d’Alan Sillitoe sent le vécu. Elle est d’une précision instinctive qui ne perd jamais le contact avec la réalité. »
The Guardian

« Grâce à ce livre remarquable, Alan Sillitoe a réussi à se faire une place dans l’histoire de la littérature anglaise. »
The New Yorker

« Un roman vigoureux et un document exceptionnel. »
France Observateur


Le samedi 19 octobre 2019 à 14h00
SALON IMAGIBIÈRE

Pour la 2e année consécutive, la brasserie de l’Être célébrera l’amour de la bière et des littératures de l’Imaginaire en un seul et unique événement : Imagibière !
Rendez-vous le 19 octobre de 14h à 22h, dans les locaux de la brasserie de l’Être, 7 ter rue Duvergier Paris 19e.

Pour la 2e année consécutive, la brasserie de l’Être célébrera l’amour de la bière et des littératures de l’Imaginaire en un seul et unique événement : Imagibière !

Cette journée réunit cultures de l’imaginaire (littératures, jeux de rôles etc.) et bière.

Côté culture : des auteurs en dédicace, des animations, des débats, des concerts...
Avec entre autres Rodolphe Casso, Alexandre Nikolavitch, Christian Léourier, Estelle Faye, Sébastien Baert, Floriane Soulas, Aurélie Wellenstein, Félix Kerjean, Olivier Bérenval, Romain Ternaux, Chevalier Eflam, Marie Voyelle, Mélanie Fazi, Philippe Tessier, Armel Gaume, Stephane Michaka, Romain Delplancq, Christophe Till, Alex Evans… Et Fred Guichen et les éditions le passager clandestin pour un débat « Passagers de l’apocalypse ou clandestins de l’écologie : les Dyschroniques ».

Côté bière : sélection de bières artisanales à déguster sur place et à emporter.
La brasserie de l’Être est une microbrasserie artisanale, qui propose des bières fabriquées à Paris, certifiées Agriculture Biologique et Nature&Progrès. L’univers de la brasserie s’inspire beaucoup de l’univers de l’Imaginaire, avec notamment pour références HP Lovecraft ainsi que les Annales du disque-monde de Terry Pratchett.
Et aussi des cafés torréfiés artisanalement dans le 11e, jus de fruits frais, bio et pressés à froid, espace de restauration rapide...

Rendez-vous le 19 octobre de 14h à 22h, dans les locaux de la brasserie de l’Être, 7 ter rue Duvergier Paris 19e.


Le mercredi 6 novembre 2019 à 20h00
LA RECOMPOSITION DES MONDES

Et si les ZAD étaient le premier maillon d’une chaîne de communes solidaires internationales ? Alessandro Pignocchi raconte la structure sociale créée par les zadistes, qui transforment la relation aux autres êtres vivants. Une soirée en partenariat avec Agir pour l’environnement // dès 20h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

« Ça serait bien que nos dirigeants flippent un peu vous trouvez pas ? Ou vous préférez qu’ils puissent continuer à détruire la planète bien peinards ? »

Que se trame-t-il exactement sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes ?
Notre anthropologue dessinateur mène l’enquête : s’agit-il d’un kyste peuplé de hippies violents ? Trop drogués pour comprendre qu’il faut partir puisque le projet d’aéroport est abandonné ? Ou de l’avant-poste, en Occident, d’un nouveau rapport au monde, affranchi de la distinction entre Nature et Culture ?
L’enquête emprunte des chemins imprévisibles sur ce bocage qui, d’emblée, nous absorbe, nous transforme et recompose les liens que nous entretenons avec les plantes, les animaux et le territoire.
Pignocchi mélange avec humour anecdotes et réflexions théoriques sur la nature comme construction occidentale. La ZAD constitue-t-elle l’avenir de l’humanité et le remède à l’ensemble des maux du monde moderne (propriété privée, rapports de domination, distinction nature/culture, etc) ?

Ancien chercheur en sciences cognitives et philosophie, Alessandro Pignocchi s’est lancé dans la bande dessinée avec son blog, Puntish. Son premier roman graphique, Anent. Nouvelles des Indiens Jivaros (Steinkis), raconte ses découvertes et ses déconvenues dans la jungle amazonienne, sur les traces de l’anthropologue Philippe Descola. Dans les deux suivants, Petit traité d’écologie sauvage et La Cosmologie du futur, il décrit un monde où l’animisme des Indiens d’Amazonie est devenu la pensée dominante, et où un anthropologue jivaro tente de sauver ce qui reste de la culture occidentale.


Le jeudi 7 novembre 2019 à 19h00
LIBERTÉ SUR PAROLES À QUILOMBO - LES MÉTROPOLES BARBARES

Une fois par mois, Eugénie Barbezat vous propose d’assister à l’enregistrement de son émission Liberté sur Paroles, diffusée sur Radio Aligre ! Pour la 8e, elle accueille Guillaume Faburel, auteur des Métropoles barbares. Démondialiser la ville, désurbaniser la terre (éditions le passager clandestin). Enregistrement de l’émission de 18h30 à 19h30 (entrée libre même en cours d’émission), suivi d’un débat avec le public // Librairie Quilombo (23 rue Voltaire Paris XIe, m° Rue des Boulets ou Nation).

Un manifeste pour lutter contre la barbarie des métropoles !

La métropolisation implique une expansion urbaine incessante et l’accélération des flux et des rythmes de vie. Elle transforme les villes en véritables firmes entrepreneuriales conçues pour peser dans la compétition urbaine planétaire. Ce livre, fruit de vingt-cinq ans de recherche et d’engagement sur le terrain, nous montre comment ces villes génèrent exclusion économique, ségrégation spatiale et souffrance sociale, tout en alimentant la crise écologique. Fers de lance de la start-up nation et pivots de l’organisation territoriale moderne, les métropoles concentrent tous les pouvoirs et dictent leurs lois.

Mais l’auteur brosse aussi le portrait d’une nouvelle société qui émerge hors des grandes villes, un possible plus réjouissant, décroissant et fertile. Dépassant la simple analyse critique, ce livre donne à voir la multitude et la force des résistances à l’extension sans fin du capitalisme dans nos vies, loin des métropoles barbares.

Édition revue et augmentée.


Le vendredi 15 novembre 2019 à 20h00
LE GRAND CIRQUE ÉLECTORAL

Zvonimir Novak présentera Le grand cirque électoral. Une histoire visuelle des élections et de leurs contestations ainsi que l’exposition accompagnant l’ouvrage // dès 20h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

à paraître le 8 novembre 2019

L’exposition autour du livre sera présente à la librairie du 8 novembre au 5 décembre.

Depuis l’instauration du suffrage universel, le spectre du politicien en campagne électorale hante la France. Le peuple de ce pays où l’on répugne à déléguer et à mandater s’est toujours méfié des candidats et des élus. Toutes les occasions sont bonnes pour les accuser de promettre la lune et de s’attribuer des privilèges exorbitants. Et comme cette nation a toujours concentré une forte densité d’artistes aux pinceaux engagés et d’illustrateurs enragés, elle exprime ses haut-le-cœur par le biais d’une production visuelle d’une insolence unique au monde. Des fournées d’images savoureuses d’impertinence, issues de la propagande militante, de l’imagerie populaire, mais aussi de la lutte électorale, vont ainsi sabrer avec éclat les ambitions des arrogants politiciens, à grand coup de vacheries crayonnées et de colère illustrée. Affiches, tracts, cartes postales, caricatures de presse et guérillas visuelles diverses, nous révèlent les mécanismes tordus de notre système politique et racontent les terribles batailles pour le pouvoir. Professions de foi, tracts de campagnes, programmes électoraux et portraits des postulants sont autant de témoignages de l’absurdité même de cette démocratie.
Le grand cirque électoral relate avec truculence la guerre graphique qui y fait rage. C’est jubilatoire… et instructif.


Le samedi 16 novembre 2019 à 19h00
UNE HISTOIRE DES LANGUES

A l’occasion de la première journée de la Semaine de la Solidarité Internationale, Jean Sellier l’inaugurera en venant présenter son ouvrage titanesque paru aux éditions La Découverte : Une histoire des langues et des peuples qui les parlent // dès 19h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation). Suivi d’un concert du groupe colombien Tamboral.

L’ouvrage ambitieux de Jean Sellier traite de la langue en tant que fait social, concourant à l’histoire générale de ceux qui la parlent. Cette histoire des langues se passe en trois temps. Dans un premier temps, l’écriture n’existe pas. Dans un deuxième temps, elle n’est utilisée que par des élites. Enfin, l’écriture s’impose quasiment partout.

Mais au fil du temps, la capacité de survie des langues dépend de leur poids politique, et les langues minoritaires reculent ; l’inégalité entre les langues est un phénomène universel. Les langues s’organisent aujourd’hui en une hiérarchie ; et les langues du pouvoir ne sont pas nombreuses, 65 environ. Qu’en est-il des quelques six mille autres langues en usage ?

Composé de modules, l’ouvrage ménage divers itinéraires. Le lecteur y entre par un sujet qui l’intéresse, puis établit son parcours au gré de ses curiosités. Un voyage au fil du temps et de l’espace qui invite, sans négliger les classiques (l’hébreu, le grec, le latin, le sanskrit, etc.), à partir à la découverte des sogdien, bactrien, maya et quechua, javanais, tagalog, et autres pidgins mélanésiens, etc.


Le vendredi 29 novembre 2019 à 20h00
BAGNARDS & ANARCHISTES

A l’occasion de la parution des Barricades à l’île du diable (L’Atelier) et de Moi, Clément Duval, anarchiste et bagnard (nada), Véronique Fau-Vicenti et Marianne Enckell viendront présenter ces mémoires de bagnards et d’anarchistes // dès 20h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

à paraître le 26 septembre 2019

Édition établie par Marianne Enckell.

Un siècle durant, des dizaines de milliers de condamnés ont été envoyés à la « guillotine sèche ». Rares sont ceux qui ont survécu à l’enfer du bagne, plus rares encore ceux qui ont pu le raconter. C’est le cas de l’anarchiste Clément Duval (1850-1935) qui, en 1887, proclame en cour d’assises le droit de se révolter et d’exproprier la bourgeoisie pour en finir avec l’exploitation. Condamné aux travaux forcés à perpétuité, déporté en Guyane, il n’a de cesse, pendant les quatorze années passées aux îles du Salut, d’affirmer ses convictions anarchistes. Parvenu à s’évader après dix-sept tentatives, c’est à New York, où il est accueilli par des compagnons italiens, qu’il rédige ses mémoires.

Ce texte est le récit de son quotidien de bagnard. Il y raconte la faim, la maladie, les humiliations mais aussi la résistance au système répressif et sa soif, jamais altérée, de justice sociale et de liberté.


Les débats déjà organisés par Quilombo
Le mercredi 18 septembre 2019 à 19h00
Liberté sur Paroles à Quilombo - Ennemis d’État

Une fois par mois, Eugénie Barbezat vous propose d’assister à l’enregistrement de son émission Liberté sur Paroles, diffusée sur Radio Aligre ! Pour la 6e, et la première du second semestre, elle accueille Raphaël Kempf, auteur d’un pamphlet contre les lois scélérates : Ennemis d’État (Éditions La Fabrique). Enregistrement de l’émission de 19h00 à 20h00 (entrée libre même en cours d’émission), suivi d’un débat avec le public // Librairie Quilombo (23 rue Voltaire Paris XIe, m° Rue des Boulets ou Nation).


Le mardi 17 septembre 2019 à 20h00
Rencontre avec Sarah Haidar

Nous attendions cela depuis très longtemps : Sarah Haidar viendra présenter ses livres La Morsure du coquelicot (éditions Blast) et Virgules en trombes (Libertalia) // dès 20h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).


Le mercredi 11 septembre 2019 à 19h00
Les Étoiles Noires - Eugène Pottier

Les "Étoiles Noires" scintillent à nouveau à Quilombo ! Pour cette dixième édition (eh oui, déjà !), et la la première du second semestre, nous rendrons hommage à Eugène Pottier à l’occasion d’un livre incroyable à paraitre aux éditions La ville brûle : Les Fantômes de l’Internationale d’Élise Thiébaut et illustré par Baudoin - Discussion à partir de 19h avec Élise Thiébaut et Baudoin, et concert de Si Bé Mol et 14 demis à 21h // Entrée libre, dès 19h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).


Le vendredi 6 septembre 2019 à 20h00
Le Bruit des tuiles

Pour la rentrée littéraire de Quilombo, nous avons choisi de mettre en avant un livre à travers une rencontre avec l’auteur ; il s’agit de l’excellent dernier ouvrage de Thomas Giraud qui paraîtra à la Contre-Allée fin août : Le Bruit des tuiles // dès 20h dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).



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