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Les mangeurs de sel


« — Tu es sûre, ma belle, de vouloir aller bien ? » À partir de cette question (stupéfiante ? surprenante ? déroutante ?) par laquelle commence ce roman, un chemin est tracé comme on s’ouvre les veines… Velma, assise sur un tabouret à l’hôpital devant Minnie « la légendaire guérisseuse de la région », assiste à son interrogatoire tout en s’interrogeant elle-même sur ce qui se passe et s’est passé. Elle a tenté le suicide, elle, la guerrière, qui n’a pas cessé de lutter pour une vie juste, pour les femmes pour les Noirs pour les travailleurs. Toute sa vie et celle des « mangeurs de sel », la communauté africaine-américaine de Claybourne, une ville quelque part dans le Sud en Géorgie, va apparaître et se dire dans un mouvement inexorable fait de visions, de souvenirs, de flashbacks, de pensées, de regrets, de questions, où le politique, le poétique et le métaphysique sont liés. Liés à l’événement d’une guérison, à une catharsis aussi individuelle que collective. Pour Toni Cade Bambara « l’unité n’est pas une question insignifiante » mais centrale. Tout se tient.

« Elle se dit qu’on ne connaissait jamais vraiment quelqu’un avant d’avoir mangé du sel ensemble. »


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