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Les larmes

Trauma et éthique du transfert


Nous sommes comme ces solides (nous sommes ces solides) conservant toute trace ; et plus encore enfants, où chaque "manque-à-être" et chaque "trop-perçu" de ceux qui sont tenus de s’occuper de nous impriment à même nos chairs, nos sensibilités, nos ventres et nos rétines, sans filtre langagier, l’injonction de parler pour ceux qui ne le peuvent : "L’homme qui crie de douleur, a écrit Wittgenstein, ou qui nous dit qu’il souffre, ne choisit pas la bouche qui le dit." L’événement traumatique, la catastrophe première de la séparation — la scie qui coupe le bois — sont relayés dans l’être d’un tout petit, infans, qui articule sans mots la détresse des parents, la mort des êtres chers, toutes les tragédies qui figent et paralysent les paroles et affects de ceux qui ne savent plus se mouvoir au présent.
C’est alors avec eux ce présent qui s’arrête, et le temps qui bégaie, pétrifiant le sujet dans la répétition, en faisant l’héritier d’un passé qui ne passe pas.


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