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L’hypothèse autonome


Multiplication des zones à défendre, résurgence du black bloc, insurrection des gilets jaunes : la France contemporaine est le théâtre d’importants conflits sociaux et politiques. On aurait tort cependant d’y voir la main de cette ultra-gauche qui hante l’imaginaire policier. Ce qui se joue dans la multiplication des occupations, dans l’exigence d’horizontalité et le rapport pragmatique à la violence, c’est l’actualisation de l’hypothèse autonome formulée dans la seconde moitié du XXe siècle.L’autonomie n’est en effet ni un mouvement, ni une idéologie. Née, dans l’après-guerre, en opposition au renoncement des organisations politiques et syndicales à prendre effectivement le parti des dominé.e.s, elle représente la tentative sans cesse réinventée de concilier libération individuelle et émancipation collective, à l’heure où le système capitaliste et sa discipline se sont disséminés dans toutes les facettes de la vie.
Des « années de plomb » italiennes au mouvement des squats, en passant par les luttes antinucléaire, homosexuelle et féministe, Julien Allavena retrace la généalogie de cette hypothèse stratégique, au ras des expériences qu’elle a nourries. Il met ainsi au jour ses apories originelles et fraye les voies de leur dépassement.


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