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Le portugal libertaire

débat déjà tenu!
Le mercredi 25 avril 2007 à 19h45
LE PORTUGAL LIBERTAIRE

EN PRESENCE DE JORGE VALADAS
Auteur de La Mémoire et le Feu

au CICP | 21ter rue Voltaire | Paris 11e

Le 25 avril 1974 a lieu la révolution des œillets. A part cet événement, l’histoire sociale du Portugal est fort peu connue. Qui plus est, en France, on a tendance à prendre les attitudes de soumission prêtées à l’émigration portugaise, pour des éléments propres à la culture populaire lusitanienne.


Profondément marquée, dès sa formation, par des formes politiques autoritaires - les ordres religieux, l’aristocratie absolutiste, la République militariste, la longue nuit du fascisme - la société portugaise a pourtant régulièrement vu éclore des révoltes de déshérités porteuses d’aspirations émancipatrices. Les idées du socialisme libertaire animèrent les premières organisations ouvrières. Au début du XXe siècle, le syndicalisme révolutionnaire est même devenu la force dominante dans le mouvement syndical. Plus éphémères et moins connus que ceux de l’Espagne voisine, les courants anarcho-communistes ont marqué la vie sociale et culturelle. Ils ont été adoptés par les secteurs les plus rebelles de la classe ouvrière et de la paysannerie pauvre du sud du pays. " La République - dont l’instauration en 1910 contre les forces de l’aristocratie conservatrice dut beaucoup à la participation généreuse et déterminée des prolétaires anarcho-communistes - se retourna immédiatement contre le jeune mouvement ouvrier, qui subit une répression impitoyable. " (La mémoire et le Feu, L’Insomniaque). Le régime fasciste, instauré en 1933, accomplira le travail de la République et ces courants révolutionnaires furent effacés de la mémoire sociale. Contre toute attente, ces aspirations émancipatrices qu’on croyait éteintes, se sont à nouveau imposées lors de l’agitation sociale qui a succédé au putsch militaire du 25 avril 1974. Les projets de transition institutionnelle des militaires putschistes et des forces politiques furent ainsi contestés, dépassés, par des " excès " collectivistes et autogestionnaires.
Exhumer la mémoire ensevelie des courants socialistes libertaires, revenir sur ces expériences peu connues de l’histoire portugaise, c’est aussi souligner ses liens avec les moments forts de rupture en Europe, la révolution russe de 1917, la révolution espagnole de 1936 et les mouvements contestataires de la fin des années 60. Souffle d’air frais contre les ravages du fatalisme, c’est une contribution à la connaissance des ruptures du passé récent, élément nécessaire à l’affrontement de la médiocrité du présent.


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