ouvert du mardi
au samedi de 13h à 20h
23 rue Voltaire 75011 Paris

01 43 71 21 07
fax 09 55 63 23 63

Médias et mobilisations sociales


En 1995, la quasi-totalité des grands médias ont soutenu "la réforme" de la Sécurité sociale.
En 2001, ils ont salué "la réforme" du statut de la SNCF. En 2002, ils ont apprécié "la réforme" du statut des intermittents. En 2003, ils se sont félicités de la "réforme" des retraites. En 2005, ils ont beaucoup aimé le "contrat nouvelle embauche". Et si, en 2006, ils ont moins apprécié le "contrat première embauche", c’est surtout parce qu’il avait été mal négocié. Ainsi, depuis plus de dix ans, les mobilisations sociales qui contestent "les réformes" imposées par les gouvernements n’ont pas l’heur de plaire à la quasi-totalité des présentateurs, des éditorialistes et des chroniqueurs qui trônent au sommet du journalisme.
Le livre analyse les discours et les pratiques qui témoignent de ce déplaisir et exhibent morgue libérale et mépris social. À lire et à entendre les maîtres-tanceurs qui orchestrent l’information, les acteurs de ces mobilisations, quand ils ne souffrent pas de troubles mentaux, n’obéiraient qu’à des mobiles irrationnels. Les grèves et les manifestations seraient le fait de fauteurs Je trouble à l’ordre public et de preneurs d’otage.
Le livre démonte, sur la base d’une large documentation, ces figures du discours dominant. Les tentatives de rendre compte des mobilisations sont prisonnières de formats et de pratiques (portraits, micros-trottoirs, etc.) qui réduisent l’expression des grévistes et des manifestants à celle de leur malaise : simples témoins individuels des mobilisations dont ils sont les acteurs collectifs. Le livre montre comment le journalisme d’enquête, quand il existe (et il existe...).
est minoré et défiguré.


Suivre la vie du site infos Suivre la vie du site catalogue | | Plan du site | SPIP | @elastick.net