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L’écartèlement algérien


Jean-Marie Tixier est né le 23 décembre 1949, du côté d’Oran. C’est, donc, un « pied noir ».
Ses parents étaient instituteurs. Hussards noirs de la république, ils apprenaient à lire, écrire, compter à TOUS les enfants de leur bled. Ils étaient donc plus qu’appréciés par la population « indigène ».
Et c’est tout naturellement, qu’après l’indépendance, ils resteront plusieurs années en Algérie.
Sa famille était de là-bas depuis plusieurs générations. Jean-Marie était donc très attaché à son pays.
Fin des années 1970, après une arrivée en France, il est retourné chez lui. Quelques années. Comme prof à la fac d’Alger. Non au titre de la coopération, mais comme « simple » prof algérien.
Depuis, il reste très attentif à ce qui se passe dans son pays.
Aux niveaux politique, économique, social et cinématographique.
Grand-père depuis peu, il a tenu à raconter son histoire et celle de sa famille. Pour ses enfants, ses petits-enfants… et le reste du monde.
Disons-le tout net, ce livre, magnifiquement écrit, est bouleversant.
L’évocation de son passé est haute en couleurs et en parfums d’authenticité. En se démarquant tout autant du colonialisme que des différents gouvernements qui ont confisqué l’indépendance, il se retrouve dans le cheminement d’Albert Camus.
Écartelé entre ses origines algériennes et son présent français, il n’a eu de cesse d’établir des passerelles entre ces deux rives de la Méditerranée qui ont un passé et peut-être un avenir commun.
Comme le dit excellemment Benoist Rey, dans sa préface, « nous l’accompagnons dans cet espoir insensé ».
JEAN-MARC RAYNAUD


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