« J’avais 19 ans et ne voulais pas du tout me ranger. La vie de famille et la perspective d’avoir beaucoup d’enfants n’avaient aucun attrait à mes yeux de jeune révoltée. »
Il était une fois, dans l’Ouest, des mineurs et des bûcherons qui se lassèrent de trimer comme des chiens pour engraisser des chacals à chapeaux hauts de forme. À l’orée du xxe siècle, ils rassemblèrent leurs forces et créèrent, avec d’autres frères et sœurs de classe, un syndicat d’un genre nouveau : les Industrial Workers of the World (IWW), dont l’histoire fut aussi mouvementée que son influence a été déterminante sur la contre-culture américaine.
The Rebel Girl, autobiographie publiée en 1955, traduite pour la première fois en français, relate les années d’engagement intense d’Elizabeth Gurley Flynn, égérie prolétarienne des IWW. À travers ces pages, on revit les grandes luttes de la décennie 1906-1916 (comme la Bread and Roses Strike, à Lawrence, en 1912), qui marquèrent profondément l’histoire sociale des États-Unis.
