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Les chants du placard

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« Ce corps-là vous dégoûte ? Ce corps-là, littéralement, vous emmerde. À rendre littérales les considérations les plus communes, les plus anciennes, les plus superstitieuses, ce qu’ils ont nommé beauté est affaire de loi. Il est des beautés légales et donc, d’autres, illégales, interdites. Bien sûr, la loi peut changer, on verra le canon d’hier condamné à la fraude. Mais toujours la loi sépare. Elle sépare le légitime du honteux, le public de la contrebande, l’évidence du caché. Les visages de cette enfance, les corps de ce pays sont pétris dans le mépris moderne. »
Le souvenir d’une amitié absolue et pourtant étiolée de l’enfance, le retour pour arpenter et confronter le territoire familial, l’apprentissage et l’éveil d’un corps ralenti, au dos longtemps objet médical. Trois temps racontent les recoins du placard, celui dans lequel on enferme les trans, les queers, les anormales. Ils sont écrits par la haine, la violence, la pauvreté, la prison, l’hégémonie, mais à cela y répondent l’impitoyable poésie du corps, le lien organique et sensible au sol, la mémoire locale et rurale, la tendresse et la force du devenir, le rire et la rage de se tenir debout. Car Luz Volckmann le rappelle : « Le Placard nous réduit. Or, j’ai l’orgueil du peuple des géants. »