Les nouveau-nés viennent au monde avec plus de 200 produits chimiques dans le sang. L’air que l’on respire est désormais classé cancérogène. Notre cerveau contient 0,5 % de plastique. L’eau que l’on boit est chargée de substances diversement toxiques. Les trois quarts des sols français sont contaminés aux microplastiques et la plupart des terres européennes sont « multi-dégradées ». Les scientifiques parlent de « sixième extinction de masse » des espèces – pour désigner leur extermination consciente, documentée, quantifiée et observée par satellite. Les inégalités sociales atteignent des sommets. De même que le sentiment d’impuissance d’une partie croissante de la population face au cours des choses. Pourtant, le discours dominant n’en démord pas. Nous vivrions actuellement à la meilleure époque et dans la meilleure société de tous les temps.
Dans ce livre, Nicolas Casaux entreprend de réfuter cette idée au travers d’un autre regard sur l’histoire humaine et d’une analyse sans fard des effets sociaux et écologiques réels du « progrès ». Et si l’unique futur viable, pour l’espèce humaine, impliquait de renouer avec des modes de vie archaïques ?
