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La part inconstructible de la Terre

Critique du géo-constructivisme

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La conquête de l’espace est terminée ? Non, une nouvelle planète est apparue : la Terre. Une Terre post-naturelle qu’on pourrait refaire et piloter grâce aux prouesses d’une ingénierie absolue. Cet imaginaire accompagne la naissance d’un géopouvoir prenant la planète entière comme objet de gouvernement. Ce nouveau Grand récit est secondé par une pensée constructiviste aujourd’hui hégémonique. Celle-ci a remis en cause la coupure nature-culture ; mais sur les ruines de cette critique a été construite une nature 2-0, hybride, homogène au réquisit d’un géocapitalisme prospère.
Déniant toute altérité à la nature, cette pensée anaturaliste est incapable de s’opposer au projet géoconstructiviste de terraformation de la planète. Au mythe fusionnel de toute-puissance technologique, mais sans revenir à la coupure nature-culture, l’auteur oppose une écologie de la séparation qui insiste sur la capacité inconstructible de la nature. Ni objet constructible, ni effroyable Gaïa, la Terre est un devenir insubstituable, qui, traversant les milliards d’années, se retirant dans le passé le plus lointain et le futur le plus inaccessible, échappe à toute saisie.