Avec Danièle Linhart, l’équipe d’Offensive
Au CICP 21ter rue voltaire 75011 Paris

Dans le cadre du Printemps pour une économie équitable 2010
DEPUIS DES ANNÉES, le travail est l’objet d’attaques venues de tous les horizons. D’un côté le capitalisme réduit le sens du travail au fait de gagner plus ou moins d’argent, il se livre à une exploitation organisée des capacités des travailleurs conduisant à leur dépérissement physique et intellectuel, il déstructure leurs communautés en les dépossédant de leurs savoir-faire, de leur identité, et en les empêchant de s’approprier leur outil de travail en générant des mutations technologiques incessantes. D’autre part, on a assisté dans les vingt dernières années à l’émergence polymorphe de critiques du travail venues de la gauche et des milieux anticapitalistes, soit pour contester sa centralité, réhabilitant ainsi le vieux fantasme de la libération du travail par le progrès technique, soit pour déconstruire le travail en tant que catégorie idéologique intrinsèquement liée au mode de production capitaliste, soit enfin pour le déconsidérer en soi comme activité pénible, ennuyeuse ou douloureuse. Pourtant il faut bien le constater : jamais le travail n’a été aussi central dans nos vies, dans nos discussions, dans la manière même que nous avons de nous rapporter aux autres ou d’envisager notre existence au quotidien. Et l’absence de sens dont le travail semble frappé aujourd’hui rend notre vie d’autant plus absurde. Mais cette absurdité n’est pas une fatalité : elle peut être combattue, à condition de comprendre comment une société fondée sur le capitalisme et l’industrie enlève systématiquement toute signification à l’activité de produire, de fabriquer, et comment l’invention d’autres modes de production, d’une autre organisation du travail, peut permettre l’autoréalisation des individus aussi bien que l’épanouissement de collectivités libres. Il n’est d’ailleurs pas d’activité qui puisse rester en dehors de ce double mouvement de remise en question et de transformation pratique : aussi bien le travail en supermarché que l’artisanat, les professions dites libérales que le travail domestique.
Au sommaire :
- Travailler, quel sens ? | p. 16
- Le capitalisme tue le travail | p. 19
- Manuels/intellectuels, pour un front commun | p. 22
- Y’a du ménage à faire ! | p. 24
- Le compagnonnage | p. 25
- Travailler sans les autres | p. 26
- Sortir du cadre | p. 29
- Retrouver le sens du travail | p. 30
- De l’autocratie à l’autogestion | p. 32
- De la médecine technologique à l’ostéopathie | p. 33
- Formes vives | p. 34
- Travailler l’anachronisme | p. 36
en présence de l’auteur
précédé de la projection du documentaire "Argentinzano"
en présence du réalisateur David Futerman

Décembre 2001… Les médias diffusent – horrifiés – les images du peuple argentin en pleine explosion sociale et populaire lors des journées du 19 et 20 décembre 2001. El Argentinazo nous a marqué à la fois parce qu’il constitue la première des grandes crises du nouveau millénaire mais aussi parce qu’il a remis au goût du jour des pratiques qui semblaient s’être perdues face aux assauts du libéralisme : Les assemblées générales de quartier, le troc, la récupération et l’autogestion d’entreprises par leurs travailleurs, l’action directe, etc., semblaient avoir été mis au placard définitivement. Pourtant, l’Argentine est de ces pays, à l’instar de l’Espagne, qui ont été fortement marqués par des pratiques directement issues du riche et foisonnant mouvement anarchiste des XIXe et Xxe siècles même si, aujourd’hui, les anarchistes argentins ne sont toujours pas « un sur cent »… Comment expliquer le succès de toutes les « nouvelles » pratiques post-2001 : autogestion, démocratie directe, action directe, volonté d’autonomie dans le champ populaire, etc. C’est ce que s’attache à prouver ce livre sur les cent quarante dernières années de l’histoire de ce pays. Parce que les historiens, anthropologues ou auteurs, qui ont pris le parti de raconter l’histoire de la classe ouvrière, des rebelles et des pirates, des idéalistes et des esclaves, n’ont pas taillé leur plume hier et s’acharnent toujours à prouver que les peuples n’ont eu de cesse de contester les Empires et d’écrire leur propre histoire. La persistance des pratiques horizontales en Argentine est, de ce point de vue, exemplaire.
En présence de Ronald Creagh
Au CICP 21ter rue voltaire 75011 Paris

Du voyage du socialiste gallois Robert Owen en 1825 aux premières communautés fouriéristes, des mouvements contestataires des années 1960 à l’écologie et aux groupes punks ou lesbiens d’aujourd’hui, les États-Unis ont abrité nombre de communautés utopiques. Souvent installés comme jadis les moines dans des paysages magnifiques et isolés, mais aussi dans l’hôtel d’un village de l’ancienne Réserve de l’Ouest ou exploitant une mine de charbon sur leur territoire, ces groupes mettent à l’épreuve une volonté de vivre en dehors de la logique de la société dominante. En revenant sur près de deux siècles d’expériences communautaires, ce livre lève non seulement le voile sur un phénomène méconnu et toujours actuel, mais le réinsère parmi les tentatives de lutte contre un système omnipotent, ouvrant une autre voie, originale et non exclusive, vers l’émancipation sociale.
En présence d’Adolfo et Sarah Kaminsky
Co-organisé avec le Cedetim et le Cedidelp
Au CICP 21ter rue voltaire 75011 Paris
En présence de l’auteur
Au CICP 21ter rue voltaire 75011 Paris
En présence de l’auteur Laurent Ott
au CICP - 21ter, rue Voltaire 75011 Paris
En présence de l’auteur
au CICP - 21ter, rue Voltaire 75011 Paris